Pour le général Michel Aoun, l'interrogatoire des « faux témoins » et de ceux qui les ont « fabriqués » n'a pas à attendre la parution de l'acte d'accusation du Tribunal spécial.
Michel Aoun, qui s'adressait à la presse à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés de son bloc parlementaire, a affirmé que l'interrogatoire de ces faux témoins n'est pas une option que les responsables judiciaires sont libres de retenir ou pas, mais une obligation à laquelle ils ne sauraient se dérober, sous peine de se rendre « coupables » de complicité.
Sur un autre plan, le chef du CPL a réaffirmé que la branche des renseignements des FSI était une institution illégale qu'il faudrait suspendre au plus vite. Il a demandé à savoir qui en vote le budget et à qui ses rapports sont adressés. Il l'a également accusée d'être à l'origine des obstacles qui, depuis trois ans au moins, empêchent les nominations au sein des appareils de sécurité.
Au sujet de l'accueil réservé à Jamil Sayyed à l'aéroport, Michel Aoun a affirmé que les hommes du Hezbollah qui ont envahi l'aérogare n'étaient pas armés, citant à l'appui de ses dires les témoignages des députés de son bloc qui ont participé à cet accueil, samedi dernier. Mais il a dit ignorer si, dans les coffres des voitures à bord desquelles ils se déplaçaient, il y avait des armes.
En tout état de cause, a ajouté le député, les armes ont fait également leur apparition dans les rues de Tripoli samedi, ce qui, si l'on suit sa pensée, met tout le monde sur un pied d'égalité. Par contre, le chef du CPL a affirmé que les propos confessionnels qui ont été proférés samedi à Tripoli étaient « inadmissibles ».


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