Dans un communiqué publié par son bureau de presse, M. Sayyed a affirmé qu'il n'existe « aucun conflit entre lui et les députés du Courant du futur, à l'exception du conflit politique », précisant que son conflit en revanche avec le chef du gouvernement est « personnel et politique à cause de nombreuses pratiques (exercées contre lui) au cours des cinq dernières années, notamment l'affaire des faux témoins, l'arrestation politique et l'humiliation d'officiers qui avaient travaillé sous ses ordres à la SG ».
« Partant, le général Sayyed considère que les atteintes, la diffamation et la calomnie dont il a fait l'objet au cours de la semaine dernière et que les députés et les médias du Courant du futur pourraient poursuivre à l'avenir émanent du Premier ministre, suivant ses propres instructions », indique le communiqué, ajoutant que « c'est sur cette base que le général Sayyed demande à M. Hariri d'exiger de ces parlementaires qu'ils lui présentent des excuses publiques ou bien de soumettre aux autorités judiciaires les informations dont ils se sont servis afin de le calomnier, s'il est vrai qu'ils ont foi en la justice ».
Le communiqué cite nommémment le député Jamal Jarrah « selon qui M. Sayyed aurait acquis sa maison dans la Békaa après avoir pratiqué un chantage contre ses propriétaires, les Moukarak, qu'il avait accusés d'être des agents israéliens, le député Okab Sakr qui l'avait aussi accusé d'avoir fait chanter les Chaghoury, ainsi que Virgin pour décrocher un contrat en faveur de son fils, Malek, et d'avoir essayé de monnayer l'affaire des faux témoins par le truchement d'un courtier ».
« Si cette campagne mesquine ne s'arrête pas, si des excuses publiques ne lui sont pas présentées et si les députés Jarrah et Sakr n'intentent pas des procès contre lui, le général Sayyed se verra contraint avec regret de répondre à l'avenir directement à M. Hariri et à sa famille, puisqu'il en est responsable », indique le communiqué. Selon le texte, « les répliques de M. Sayyed seront cependant fondées sur des faits véridiques et confirmés et non pas sur de la diffamation personnelle odieuse ».


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