Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, donnant le coup d'envoi des 27e Journées du Patrimoine, en faisant les honneurs de son bureau à une foule surprise d'être accueillie par ce guide d'un jour./
Pour cette 27ème édition, près de 20 000 animations sont proposées et plus de 15 000 lieux, publics ou privés, ouvrent leurs portes, le plus souvent gratuitement, dévoilant des salles ou des jardins parfois peu accessibles au public.
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a donné samedi matin le coup d'envoi des 27e Journées du Patrimoine, en faisant les honneurs de son bureau à une foule surprise d'être accueillie par ce guide d'un jour. Dès 8h00 du matin, des visiteurs attendaient que s'ouvrent les portes du ministère de la Culture et de la Communication, rue de Valois. Le ministre se prêtait à l'exercice pour la deuxième année consécutive.
"J'ai rangé un peu mon bureau mais pas beaucoup. Je veux que les gens voient qu'ici, c'est un lieu où on travaille", a déclaré le ministre.
Dans la pièce de travail du ministre, l'ancien bureau d'André Malraux, des livres et des dossiers. Rien de très confidentiel mais des objets personnels. Sur la cheminée, la photo officielle du président Nicolas Sarkozy, le portrait de sa mère, Edith Cahier, et un dessin de son oncle, François Mitterrand, initiateur des Journées du Patrimoine en 1984. "La confiance, la raison et la tendresse", sourit-il.
Cette année, les "grands hommes et femmes qui ont construit l'Histoire" sont à l'honneur.
"Dans une période difficile, les Français ont besoin de comprendre l'histoire et leur environnement", a expliqué Frédéric Mitterrand. "Tout notre patrimoine est habité. La première question qu'on me pose c'est: "Où est le bureau de Malraux?"." "Il y a deux fois plus de monde que l'an dernier", estime le ministre.
À deux pas de là, au Conseil constitutionnel, son président Jean-Louis Debré reçoit lui aussi les visiteurs dans son bureau. Il commente sa collection de bustes de Marianne, une femme dont il est "très amoureux". Sur une table, les livres qu'il a écrits s'offrent au regard du visiteur.
"J'aime bien être là tous les ans pour accueillir les gens. C'est la maison de la République", a-t-il expliqué.
À l'instar du Palais-Royal, plus de 15 000 lieux, privés et publics, seront ouverts au public pendant deux jours, la plupart gratuitement. L'an passé, plus de 12 millions de visites avaient été enregistrées.
Cette année, les "grands hommes" sont mis à l'honneur: les visiteurs pourront notamment pénétrer dans l'appartement où est né Stendhal à Grenoble, dans celui du philosophe Auguste Comte à Paris, dans la prison militaire de Montluc où fut incarcéré Jean Moulin ou encore dans la dernière demeure du peintre espagnol Francisco Goya à Bordeaux.
Traditionnellement, les lieux les plus courus sont ceux du pouvoir: le Sénat, l'Assemblée nationale et l'Élysée. Le Domaine national de Versailles, est également très fréquenté. Bercy expose pour la première fois une lettre de Turgot de 1774 où le nouveau contrôleur des finances de Louis XVI explique son plan pour assainir les finances publiques "sans augmenter les impôts ni creuser la dette".
L'an dernier, plus de 12 millions de visites avaient été enregistrées sur deux jours.
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a donné samedi matin le coup d'envoi des 27e Journées du Patrimoine, en faisant les honneurs de son bureau à une foule surprise d'être accueillie par ce guide d'un jour. Dès 8h00 du matin, des visiteurs attendaient que s'ouvrent les portes du ministère de la Culture et de la Communication, rue de Valois. Le ministre se prêtait à l'exercice pour la deuxième année consécutive."J'ai rangé un peu mon bureau mais pas beaucoup. Je...


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