Selon ce quotidien, la bataille livrée au tribunal international par le Hezbollah ne vise pas à en corriger le cours ou à se défendre des possibles accusations que lancerait cette instance contre lui, mais tout simplement à le couler.
L'intention du Hezbollah se reflète clairement dans les propos tenus par le chef du bloc parlementaire, Mohammad Raad, qui est également son représentant à la table de dialogue, précise le quotidien.
Pour M. Raad, la loi instituant le tribunal international a été « votée à la sauvette » sous le gouvernement de Fouad Siniora, ce qui rend possible la contestation de son cachet constitutionnel. Une telle procédure ouvrirait la voie à un amendement du mode de fonctionnement du tribunal, conformément à une étude en ce sens présentée, en 2006, par Émile Lahoud, alors chef de l'État, et bien entendu rejetée.
Selon as-Siassa, le Hezbollah n'accorde pas beaucoup d'importance à l'étude juridique que doit présenter le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar, au sujet des « faux témoins », au cours du prochain Conseil des ministres. Ce qui lui importe, c'est de « coincer » politiquement le Premier ministre, même si cela doit passer par une procédure libanaise de jugement de ces faux témoins. Mais en fin de compte, le Hezbollah ne souhaite pas trop le succès d'une telle procédure dans la mesure où elle pourrait aller dans le sens d'un renforcement de la crédibilité du processus juridique international.
Et la source citée par as-Siassa de conclure en affirmant que le Hezbollah se conduit en ce moment « comme si la disparition du tribunal n'était qu'une question de temps », tout en gardant en main la carte « d'un torpillage du gouvernement » si sa démarche venait à échouer.


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