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Sport - Football - Ligue Des Champions

Auxerre : une heure ne suffit pas

Solide pendant une heure chez le grand Milan, Auxerre peut y puiser des motifs de satisfaction pour enfin lancer une saison entamée par le mauvais bout en championnat, où l'AJA n'a pas encore remporté le moindre match en championnat, avant d'aller à Lille dimanche.

La défense auxerroise, qui a bien tenu pendant une heure de jeu, a finalement cédé face au génie de Ronaldinho et l’efficacité d’Ibrahimovic. Olivier Morin/AFP

« Un match, c'est 90 minutes, pas 60, rappelle Jean Fernandez après la défaite (0-2) à San Siro. Mais on savait qu'il y avait beaucoup, beaucoup plus de qualité chez eux que chez nous, on n'a pas attendu ce match pour le découvrir. »
Les problèmes, c'est en Ligue 1 qu'Auxerre doit les résoudre. Le club, qui vise le maintien chaque saison, a suffisamment expliqué que la Ligue des champions, c'était pour se faire plaisir, se mesurer aux grands (le Real Madrid va venir à l'Abbé-Deschamps !), mais que ce n'était pas la place naturelle de l'AJA.
Mais « Jeannot » doit tirer des enseignements de ce match à San Siro pour relancer son équipe en championnat, où elle a signé quatre nuls et une défaite, et stagne à la 17e place.
« Des enseignements ? C'est toujours difficile de voir un côté positif après une défaite, lâche Fernandez. On a pratiquement fait jeu égal avec Milan, c'est même Auxerre qui a eu le plus d'occasions, mais un match, c'est 90 minutes, pas 60... Les grands joueurs n'ont pas besoin de beaucoup d'occasions, nous si. »

Fernandez ne s'affole pas
Il repense au jeune Steeven Langil (22 ans), préféré à Anthony Le Tallec, qui a coulé dans un match trop grand pour lui. Il a saboté un quatre contre un face au but milanais en tirant égoïstement, hors cadre en plus. Exactement le genre de leçon qu'il faut retenir dans l'optique du championnat.
Fernandez ne veut pas s'alarmer alors que nous ne sommes qu'à mi-septembre. Ce départ manqué ne l'a jamais surpris. « Jouer des matches tous les trois jours, c'est déjà difficile pour les grands clubs, Milan, Barcelone ou le Real, alors pour un club comme nous où on se dit chaque saison que l'objectif c'est le maintien, c'est encore plus difficile sur les plans physique et mental. Si on n'avait pas joué le Zenit Saint-Pétersbourg (en barrage de C1), je suis sûr qu'on aurait déjà gagné un ou deux matches de Ligue 1. »
Côté individualités, le coach peut noter quelques bonnes nouvelles. Certains ont réussi un bon match, comme Stéphane Grichting, qui a muselé Pato et n'a pas à rougir de sa confrontation avec Ibrahimovic, ou Benoît Pedretti, bagarreur. Mais ils font partie des rares joueurs expérimentés de l'AJA. Le Congolais Delvin Ndinga, très puissant, a tiré son épingle du jeu à la récupération.
Pour rester optimiste, Fernandez pourra s'appuyer sur le compliment de Massimiliano Allegri. « Auxerre a fait un excellent match, surtout en première période, a dit l'entraîneur de l'AC Milan, leur vitesse était exemplaire, ils ont eu plus d'occasions que nous. »
Il faut maintenant les concrétiser à Lille.
« Un match, c'est 90 minutes, pas 60, rappelle Jean Fernandez après la défaite (0-2) à San Siro. Mais on savait qu'il y avait beaucoup, beaucoup plus de qualité chez eux que chez nous, on n'a pas attendu ce match pour le découvrir. »Les problèmes, c'est en Ligue 1 qu'Auxerre doit les résoudre. Le club, qui vise le maintien chaque saison, a suffisamment expliqué que la Ligue des champions, c'était pour se faire plaisir, se mesurer aux grands (le Real Madrid va venir à l'Abbé-Deschamps !), mais que ce n'était pas la place naturelle de l'AJA.Mais « Jeannot » doit tirer des enseignements de ce match à San Siro pour relancer son équipe en championnat, où elle a signé quatre nuls et une...
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