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Nos lecteurs ont la parole

Hamra la rouge

Par Jean-Paul MOUBARAK
Hamra a repris des couleurs! Comme son nom l'indique, c'est le rouge éclatant, le rouge sang, le rouge qui fait vivre, le rouge qui réveille de la torpeur.
Le week-end dernier était plein de surprises. Hamra n'avait jamais été aussi belle ni aussi rayonnante, entre ces gens qui dansaient dans les rues, les cris enfiévrés des gens et la distribution des crêpes, barbe à papa et autres sucreries... Tout se mélangeait dans une joyeuse sarabande de couleurs et de genres, de langues et de dialectes. Et au beau milieu de ce fourbi humain, des jeunes représentant la nouvelle scène libanaise. Chanteurs de l'éphémère ou à la carrière prometteuse ? Aucune idée. Entre celles qui jonglaient dans un savoureux mélange de Lady Gaga et de Britney Spears, avec un délicieux soupçon de Fergie (pour nos aînés, revoir les classiques modernes avec vos enfants) et d'autres qui se la jouaient JayZ, Beyonce, Eminem sur des tendances nationalistes rappeuses (je tiens à préciser dans ce cas que l'adjectif fait allusion à un genre musical) et celles qui s'égosillaient sur la scène comme les chanteuses américaines, des fois que si elles criaient, on les entendrait mieux alors que ça dénaturait ce qui ressemblerait à une chanson.
Par contre, la déception est venue de groupes qui pourtant semblaient promettre le temps d'une chanson, mais je trouve que des chansons qui varient entre 30 secondes et 1 minute 30, ça fait un peu court. Et puis cette manie de manger la fin du mot dans chaque phrase nous laisse sur notre faim. Certes, les paroles étaient loin d'être shakespeariennes, mais quand même, quand on se fatigue à écrire un texte et à y mettre une musique adéquate, autant bien le chanter.
Une des premières chansons, un peu étonnante tout de même, commençait par « Je dois rentrer à la maion » (lezim erjaa al-bayt). Il n'y a pas de quoi réveiller un mort et encourager les gens à écouter cela. Dommage, car le groupe semblait bien sympathique et plein d'entrain. D'autres se sont contentés de reprendre les grands classiques de la chanson anglophone, ce qui était un moindre mal.
Mais ça fait plaisir qu'il y ait encore des gens pour croire à ce point en la musique libanaise. Peut-être que le public était essentiellement composé de leurs familles et amis mais je doute, l'affluence était forte. N'était-ce le son qui parfois laissait à désirer, le reste était tout simplement excellent.
Bravo aux organisateurs! Bravo aux nouveaux groupes! Vive Hamra !
Hamra a repris des couleurs! Comme son nom l'indique, c'est le rouge éclatant, le rouge sang, le rouge qui fait vivre, le rouge qui réveille de la torpeur. Le week-end dernier était plein de surprises. Hamra n'avait jamais été aussi belle ni aussi rayonnante, entre ces gens qui dansaient dans les rues, les cris enfiévrés des gens et la distribution des crêpes, barbe à papa et autres sucreries... Tout se mélangeait dans une joyeuse sarabande de couleurs et de genres, de langues et de dialectes. Et au beau milieu de ce fourbi humain, des jeunes représentant la nouvelle scène libanaise. Chanteurs de l'éphémère ou à la carrière prometteuse ? Aucune idée. Entre celles qui jonglaient dans un savoureux mélange de...
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