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Liban - Tribunal International

Mohammad Raad veut voir Hariri « passer aux actes »

Dans le face-à-face Hariri-Hezbollah au sujet du TSL , la partie est loin d'être jouée. Mohammad Raad affirme que son parti attend de voir comment les propos à « al-Chark el-Awsat » vont « se traduire en actes ».
Malgré les prises de position courageuses de Saad Hariri au quotidien saoudien al-Chark el-Awsat, la partie est loin d'être jouée. En effet, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a affirmé hier qu'il ne faut pas « se hâter de commenter les propos » du Premier ministre, « en attendant de voir combien de temps ils tiendront et comment ils se traduiront en actes ».
« L'expérience nous commande d'attendre un peu, afin que nous ne nous trompions pas de jugement », a affirmé le responsable du Hezbollah.
M. Hariri avait admis, dans sa déclaration, que ses accusations contre la Syrie, au lendemain de l'assassinat de son père, étaient « politiques » et que « les faux témoins » avaient brouillé les relations du Liban avec la Syrie. Dans la première phase de ses travaux, la commission d'enquête internationale avait évoqué des « indices convergents » au sujet d'une implication des services libanais et syriens dans l'attentat.
À ce sujet, M. Raad a estimé qu'il est « indispensable de tirer au clair l'affaire des faux témoins », ajoutant : « Si l'on veut la vérité (...) nous sommes toujours convaincus qu'il faut poursuivre et traduire en justice les faux témoins qui ont induit en erreur la justice, qui ont fait de fausses dépositions, ainsi que ceux qui ont fabriqué, protégé, guidé et financé ces faux témoins ; de même, il faudrait poursuivre les agences de voyages qui ont assuré leurs déplacements d'un pays à l'autre, et les services secrets qui les ont protégés. On doit tirer au clair toutes ces choses et empêcher ce dossier d'être étouffé, car toute négligence sur ce plan étouffera définitivement la voix de la vérité dans ce pays. »
Face à cette prise de position réservée du Hezbollah, des personnalités politiques ont multiplié les déclarations, dont certaines vont dans le sens des propos du Premier ministre, alors que d'autres s'en distinguent par des nuances plus ou moins importantes.
Ainsi, le ministre du Tourisme, Fady Abboud , proche du Courant aouniste, a endossé presque à la lettre les déclarations de M. Hariri. « Ces propos vont dans le bon sens, a-t-il affirmé, ils tournent une page qui devait être tournée depuis des années, ce qui conduira certainement à des rapprochements propices à la découverte de la vérité. »
Au sujet des faux témoins, M. Abboud estime que les propos du Premier ministre « facilitent la tâche du ministre de la Justice », estimant « inadmissible que l'un ou l'autre de ces faux témoins séjourne en prison comme dans un hôtel », tandis qu'un troisième « se déplace d'un pays à l'autre, sans qu'aucun d'eux ne comparaisse devant la justice libanaise ». Et de préciser que le Conseil des ministres attend de M. Najjar qu'il se prononce sur la compétence de la justice libanaise dans ce dossier.
Pour sa part, le Parti national libéral (PNL) a estimé que « dans la mesure où les accusations politiques étaient compréhensibles, justifiées et légitimes, à la lumière des données disponibles, des faits concrets, des pratiques et des abus à l'époque du crime, avant que le tribunal n'entame sa mission, ces choses-là sont devenues interdites et condamnables, et doivent être considérées comme des ingérences flagrantes dans la Cour de la justice internationale et du TSL en général, après sa formation ».
Le PNL a par ailleurs considéré que le cas des faux témoins est du ressort du tribunal « et dépend des informations dont il dispose qu'ignorent certainement ceux qui parlent du tribunal, que ce soit en bien ou en mal ».
Malgré les prises de position courageuses de Saad Hariri au quotidien saoudien al-Chark el-Awsat, la partie est loin d'être jouée. En effet, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a affirmé hier qu'il ne faut pas « se hâter de commenter les propos » du Premier ministre, « en attendant de voir combien de temps ils tiendront et comment ils se traduiront en actes ».« L'expérience nous commande d'attendre un peu, afin que nous ne nous trompions pas de jugement », a affirmé le responsable du Hezbollah.M. Hariri avait admis, dans sa déclaration, que ses accusations contre la Syrie, au lendemain de l'assassinat de son père, étaient « politiques » et que « les...
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