Le chef de l’État conférant avec le député de Beyrouth, Nadim Gemayel. Photo Dalati Nohra
Adressant ses vœux aux Libanais à l'occasion de la fête du Fitr qui marque la fin du mois du ramadan, le chef de l'État a déclaré que l'idée de brûler un livre sacré est « en claire contradiction avec les enseignements des religions, et le dialogue entre les confessions ».
Signalons que le président Sleiman avait reçu le président de la Chambre Nabih Berry pour un tour d'horizon de la situation locale, ainsi que le député Nadim Gemayel. M. Sleiman s'est également réuni avec le général Wafic Jezzini, directeur général de la Sûreté générale, ainsi qu'avec le président du Conseil d'État le juge Chukri Sader.
Pour sa part, le président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, s'est également exprimé sur le projet annoncé pour le 11-Septembre, s'élevant fortement contre un plan qu'il a qualifié de « haineux ». Il a en outre rappelé qu'en cette période de fin de jeûne, on était invité à refuser toute action répréhensible et à faire preuve de miséricorde et de respect.
Dans une lettre ouverte au pasteur Jones, le ministre du Travail, M. Boutros Harb, s'est quant à lui demandé quel pourrait être le but de cet appel à brûler le Coran, quand cet appel est prononcé par un serviteur de Dieu, estimant les intentions du pasteur « en contradiction avec le message d'amour et de paix » qui est celui du christianisme. Le ministre a ainsi appelé le Vatican et tous les dignitaires religieux à arrêter toute action qui porterait atteinte aux livres sacrés.
Dans le même contexte, le président du Courant chiite libre, cheikh Mohammad Hajj Hassan, a estimé que ce projet « terroriste était en contradiction avec la vision américaine portée par le président Barak Obama, qui va dans le sens du dialogue entre les cultures et les religions ».

