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Nos lecteurs ont la parole

La fin d’un colosse

Par Sylvie EDDÉ SHLINK 

On n'abat pas impunément un arbre, on le laisse mourir de vieillesse, c'est dans l'ordre des choses, paraît-il.
À l'ombre du vieil arbre moribond, les habitués d'un club devisent gaiement, c'est l'heure exquise où chacun a l'humeur douce, le café embaume.
C'est aussi l'heure que l'arbre a choisie pour se laisser mourir d'ennui et de vieillesse.
C'est l'arbre du club le plus ancien, le plus sélect, l'arbre du quartier Sursock, témoin de plusieurs générations, de tout un passé glorieux et qui va bientôt s'abattre lourdement.
Tout ce qui fut et qui n'est plus, oh, mon coin disparu !
Inutile d'avoir du vague à l'âme diriez-vous, mais encore n'a pas qui veut l'âme d'un poète.
Il est mort l'arbre...
Il a refleuri à sa manière, le café embaume toujours, l'humeur est douce, mais nostalgique du passé.
On n'abat pas impunément un arbre, on le laisse mourir de vieillesse, c'est dans l'ordre des choses, paraît-il.À l'ombre du vieil arbre moribond, les habitués d'un club devisent gaiement, c'est l'heure exquise où chacun a l'humeur douce, le café embaume.C'est aussi l'heure que l'arbre a choisie pour se laisser mourir d'ennui et de vieillesse.C'est l'arbre du club le plus ancien, le plus sélect, l'arbre du quartier Sursock, témoin de plusieurs générations, de tout un passé glorieux et qui va bientôt s'abattre lourdement.Tout ce qui fut et qui n'est plus, oh, mon coin disparu !Inutile d'avoir du vague à l'âme diriez-vous, mais encore n'a pas qui veut l'âme d'un poète.Il est mort l'arbre...Il a refleuri à sa manière, le...
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