« Il faut que les forces politiques s'accrochent à ce choix de calme politique et médiatique parce que les alternatives sont destructrices et emmèneront le pays vers une situation que personne ne désire », a-t-il poursuivi, prônant « un peu d'humilité politique pour tranformer les défis en occasions ».
Ce retour au calme entraîne aussi « une confirmation des constantes nationales et de l'accord de Taëf, qui a consacré l'arabité du Liban et les relations privilégiées avec la Syrie ». « Cela évite au Liban d'être la scène où se reflète le compromis au Moyen-Orient, comme cela a été le cas aux alentours de la signature de l'accord de Camp David, a-t-il ajouté. Entre les restes de l'Autorité palestinienne et les conditions israéliennes qui n'en finissent pas, l'État hébreu a réussi à placer sa revendication du caractère juif d'Israël sur la table des négociations, à un moment où il refuse de lâcher un minimum de lest. »
Le retour au calme, c'est aussi, selon M. Joumblatt, « la protection de l'armée libanaise, la consécration de son immunité et la recherche sérieuse des moyens de l'armer afin qu'elle remplisse son rôle en cette période délicate ». Le calme permettra également « aux responsables d'entrer en communication directe avec la population, comme l'a fait le président Michel Sleiman lors de sa visite au Chouf », et donnera « au gouvernement d'union nationale la possibilité d'être productif et de régler une grande partie des dossiers économiques, sociaux et de développement, qui sont dans l'impasse depuis des années ».


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