Il a ainsi précisé que son ministère avait envoyé son budget en date du 8 janvier 2010, alors que la première séance pour discuter du budget avait été fixée pour le 13 mai 2010, renvoyant ainsi la balle dans le camp du ministère des Finances, en l'accusant d'avoir reporté de cinq mois la premiere séance de débat autour du budget.
Ce retard, a souligné le ministre Bassil, était dû aux tiraillements politiques et économiques au sein des différents clans du gouvernement, « comme par exemple le débat autour de l'augmentation de la TVA », a-t-il indiqué.
Parallèlement, le ministre de l'Énergie s'est penché sur le dossier des dépenses du ministère qui avaient, elles aussi, fait l'objet de critiques de la part du ministère des Finances. « Le fait de mettre l'accent sur les dépenses élevées du ministère équivaut à faire assumer au ministère de l'Énergie la responsabilité du déficit public », s'est indigné Gebran Bassil, précisant à cet égard que les investissements du ministère de l'Énergie ne représentent que 2 % des dépenses budgétaires dans le projet de 2010. M. Bassil a rappelé en parallèle que les pertes liées à l'Électricité du Liban (EDL) s'élevaient en moyenne à 1,5 milliard de dollars par an, alors que le budget réclamé pour réformer le secteur de l'énergie sur une période de trois ans s'élevait à 1,25 milliard de dollars.


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