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Liban

Hariri : Il est inadmissible que l’État se confine au rôle de spectateur

Le Premier ministre Saad Hariri a dénoncé hier soir les querelles armées itinérantes dans le pays, dans le cadre d'un iftar à Koraytem en l'honneur de délégations de la Békaa-Ouest. Établissant un parallèle entre les incidents de Beyrouth mardi soir et ceux, similaires, qui se produisent sporadiquement dans la Békaa, Saad Hariri a dit : « Quel est donc le sens de ce déploiement d'armes ? Est-il permis de voler les voitures et les biens des gens, puis de les tuer ? Si c'est ce qu'ils veulent, qu'ils présentent une proposition de loi à la Chambre et qu'ils légalisent ces comportements ! Mais il est inadmissible que l'État soit confiné au rôle de spectateur face au déploiement des armes. (...) Nous avons déjà affirmé, au sein du gouvernement, que nous sommes pour la résistance à Israël, et il existe actuellement un débat autour de ces armes. Si cet arsenal est destiné à faire face à Israël, quel est donc le sens de cette propagation d'armes ? L'intérêt de qui sert-elle ? Celui du peuple libanais, de la stabilité, de l'économie, de la croissance et de la prospérité ? Non. Il faut le dire franchement. »
Saad Hariri a indiqué que le Conseil des ministres allait « prendre une série d'initiatives et de décisions pour que les citoyens sachent qui veut bien se soumettre à l'autorité de l'État et qui refuse de le faire ». « Nous ne voulons pas qu'il y ait à Beyrouth ou au Liban des personnes qui ont le droit de tuer un citoyen puis d'aller chercher une protection auprès d'une partie, quelle qu'elle soit. (...) Les citoyens en ont marre d'entendre que telle partie s'est réconciliée avec telle autre, ou bien qu'un incident isolé s'est produit ici ou là, qu'une famille a décidé de se venger d'une autre... Il y a un État, des forces de l'ordre, une armée, des forces militaires, un ministère de la Justice. Que chacun assume ses responsabilités. Il est interdit de toucher à la sécurité et à la stabilité des citoyens », a-t-il noté. « Pourquoi offrirait-on un grand cadeau à Israël avec tout ce qui se passe chez nous, avant d'aller ensuite donner des conférences sur comment le combattre et nous défendre ? Ce qu'Israël fait avec les autres, pourquoi le faire nous, les uns aux autres ? L'histoire ne nous a rien appris ? Ne voyons-nous pas ce qui se produit en Irak où, en un seul jour, près de 300 personnes sont tombées », a ajouté M. Hariri.

Le Premier ministre Saad Hariri a dénoncé hier soir les querelles armées itinérantes dans le pays, dans le cadre d'un iftar à Koraytem en l'honneur de délégations de la Békaa-Ouest. Établissant un parallèle entre les incidents de Beyrouth mardi soir et ceux, similaires, qui se produisent sporadiquement dans la Békaa, Saad Hariri a dit : « Quel est donc le sens de ce déploiement d'armes ? Est-il permis de voler les voitures et les biens des gens, puis de les tuer ? Si c'est ce qu'ils veulent, qu'ils présentent une proposition de loi à la Chambre et qu'ils légalisent ces comportements ! Mais il est inadmissible que l'État soit confiné au rôle de spectateur face au déploiement des armes. (...)...
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