Les politiciens les plus influents (ceux qui ont des groupes armés) agissent comme des papillons. Ils se dirigent tête baissée vers la flamme et savent qu'ils vont se brûler, mais ils continuent quand même.
Il y a une raison à cela : ce ne sont probablement pas eux qui prennent la décision de se diriger ou non vers la flamme ; ils sont conditionnés par leurs sponsors, des gens sans scrupules qui n'ont d'autre but que de servir leurs propres intérêts, mais sûrement pas les intérêts du Liban et des Libanais.
L'intérêt du Liban est d'avoir sa propre stratégie politico-militaire et non d'appliquer celles des autres.
L'intérêt du Liban est d'avoir une armée forte et bien équipée pour servir sa stratégie politico-militaire, mais comme il n'y a pas de stratégie politico-militaire nationale, l'armée ne sera ni forte par l'appui inconditionnel de tous ni bien équipée, malgré toute la bonne volonté de certains.
L'intérêt du Liban est de suivre une politique active devant les instances internationale pour aider au retour des Palestiniens dans leurs foyers et donc de refuser catégoriquement leur implantation au Liban, mais ce n'est pas ce qui se passe.
L'intérêt du Liban est de maintenir la stabilité interne, et malheureusement nous ne voyons que des armes circuler partout, avec des groupes armés incontrôlables ou soi-disant incontrôlables, et ces groupes n'hésitent pas à faire usage des armes et de leurs roquettes en leur possession dans les rues même de la capitale.
L'intérêt du Liban est de penser à sortir du système confessionnel pourri et d'adopter un système laïc, pour sauvegarder le droit de tous dans un pays où la loi serait appliquée à tous, et on parle de lignes à ne pas dépasser. Ceux qui veulent garder le système confessionnel sont de deux sortes : ou bien ils vivent complètement dans le passé, ou bien ils veulent tout engloutir sous le poids du nombre.
L'on trouve alors des « responsables » irresponsables qui aiment ou « sont obligés » de jouer avec le feu en agissant en apprentis sorciers et qui ne se rendent pas compte que le syndrome du papillon les poursuit et qu'ils ne sont pas immunisés contre ce syndrome.
Ces gens ont la mémoire très courte, car le Liban est déjà passé par là, mais il y en a toujours qui veulent tenter leur chance pour gagner du terrain ou du pouvoir par la force, au prix de sang versé, de larmes et de destructions.
On peut toujours circonscrire les incidents, mais la loi n'en est pas moins bafouée et les auteurs ne sont jamais inquiétés. Ce n'est pas circonscrire qu'il faut, mais plutôt attaquer à la base un mal qui ronge le pays et risque de le détruire.
Pensez au syndrome du papillon !


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