Pour sa part, le ministère de la Défense a affirmé sur son site Internet que « des éléments séparatistes hors la loi ont participé aux côtés des terroristes d'el-Qaëda aux combats contre l'armée à Loder », ajoutant que « certains de ces éléments sont toujours retranchés dans des maisons de la ville ».
Les combats à Loder, qui avaient éclaté vendredi, sont les plus violents à opposer les soldats à des hommes armés dans le sud du Yémen, où el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) est actif, et où les attaques contre les forces de sécurité et les responsables gouvernementaux se sont multipliées au cours des derniers mois.
Le Yémen du Sud, qui était un État indépendant avant 1990, est également le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du Sud. Dans un communiqué parvenu hier à l'AFP, le principal dirigeant sudiste en exil, Ali Salem al-Baid, a appelé « l'ONU et la Ligue arabe à intervenir immédiatement pour arrêter les massacres et enquêter sur les violations perpétrées par le régime de Sanaa ». L'ancien vice-président yéménite a accusé Sanaa d'utiliser « l'argument de la lutte contre el-Qaëda (...) pour obtenir un appui international et des aides des parties internationales concernées par la lutte contre le terrorisme ».


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