« La ligne Paris Charles-de-Gaulle-Tripoli fait partie des destinations qui intéressent potentiellement Air France, sachant qu'Air France-KLM dessert déjà Tripoli à raison de six vols hebdomadaires au départ d'Amsterdam », a déclaré à l'AFP une porte-parole de la compagnie.
Si cette ligne était ouverte, elle le serait en complément des vols opérés depuis Amsterdam, a-t-elle ajouté sans toutefois être en mesure de préciser quand la décision serait prise.
« Air France suit de près l'évolution des échanges économiques entre la France et la Libye, et l'évolution du potentiel du trafic de correspondance via (l'aéroport) Charles-de-Gaulle en complément de celui d'Amsterdam », a encore expliqué la porte-parole.
« À chaque fois qu'il y a un projet d'ouverture de ligne, on est interrogé (...). On a entendu parler de ce projet », avait indiqué peu auparavant un porte-parole du SNPL, syndicat de pilotes majoritaire, confirmant une information du quotidien La Tribune. Il a toutefois souligné que pour l'heure, le syndicat n'avait pas encore été consulté « sur les conditions techniques de l'ouverture de la ligne ».
Selon La Tribune, certains syndicats de la compagnie « ne seraient pas opposés au projet », contrairement à ce qui s'était passé en 2007 et début 2010 quand la direction nourrissait le même projet.
« Nous ne sommes pas opposés pour des raisons de principe à l'ouverture d'une ligne quelle qu'elle, soit mais il faut regarder si c'est possible d'un point de vue conditions de travail et d'un point de vue sûreté », a expliqué à l'AFP le porte-parole du SNPL, soulignant que « Tripoli est une ville symbolique, en particulier, pour les anciens d'UTA ».
Sur l'aspect opérationnel, il a souligné qu'un aller-retour dans la journée était probablement possible, un vol Paris-Tripoli durant moins de 4 heures.
Selon La Tribune, la décision définitive sera prise à l'issue d'une « mission sûreté », menée par le directeur général adjoint des opérations aériennes, Éric Schramm, pilote et membre du comité exécutif d'Air France. Si cette mission devait être concluante, Air France assurerait la ligne Paris-Tripoli en Airbus A320 à raison de trois ou quatre vols par semaine, avec un avion et du personnel Air France, et non par le biais d'une filiale ou d'une compagnie franchisée, détaille le journal.
La ligne Paris-Tripoli pourrait être à l'équilibre économique dès la première année d'exploitation, chose très rare dans le secteur.
Après la levée en 2003 de l'embargo contre la Libye, des compagnies aériennes européennes à l'instar de Lufthansa, British Airways ou encore KLM, filiale d'Air France, ont repris des vols vers Tripoli.


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