« Le branle-bas politique suscité au cours des derniers jours par le feuilleton n'était pas nécessaire. » M. Nicolas a également déploré que cette affaire ait pris une tournure confessionnelle.
Il était sans doute inconvenant, d'après lui, de soulever ce problème qui aurait pu gêner et mettre mal à l'aise certains Libanais.
Oublions donc une autre affaire qui n'aurait jamais dû prendre une tournure confessionnelle (surtout que les Libanais n'y étaient pour rien) lorsque des hordes vindicatives avaient investi Achrafieh, brûlant un immeuble, caillassant une centaine de voitures garées dans le périmètre, attaquant l'armée libanaise, saccageant entre autres la croix sur la grille de l'archevêché grec-orthodoxe et j'en passe...
Ma question est très
simple.
Si, pour les fêtes de Noël, quelques chaînes de télévision bien intentionnées décidaient de porter à l'écran un feuilleton blasphématoire envers l'islam ou jugé tel par les instances religieuses du pays, quelle serait la réaction d'une grande frange de la
population ?
Trouveriez-vous déplacé alors, M. Nicolas, que le débat reste démocratique et civilisé en ce qui concerne « l'affaire » du Messie, et soit discuté en bonne
intelligence ?
Auriez-vous alors le courage de vous insurger contre vos alliés si ces derniers décidaient de reprendre leurs expéditions punitives ?
Arrêtons ce jeu de dupes !
Vous savez très bien que le confessionnalisme est à fleur de peau, toujours prêt à envenimer les choses ; il est plus qu'exacerbé dans ce pays, et je ne vous apprendrais rien en vous disant qu'il l'est devenu hélas, à cause de prises de positions, que je nommerai de « deux poids deux mesures », prônées par certains.
Je suis moi-même étonnée d'en être arrivée à penser et à écrire certaines choses. Messieurs les politiques, votre langue de bois, votre obséquiosité ne nous laissent plus le choix.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef