Chaque année, plus de 18 millions de personnes, la majorité des femmes et des enfants, meurent, victimes de la pauvreté.
Dans tous les pays du monde, il y a des pauvres. Dans certains pays, il y en a plus. Au Bangladesh par exemple, 700 000 enfants vivent dans les rues, entre décharges de poubelle et prostitution.
Haïti est le pays le plus pauvre du monde. Quelqu'un s'en soucie-t-il ?
En janvier 2010, un tremblement de terre détruisait Port-au-Prince. Des milliers d'enfants orphelins erraient seuls dans les rues, des femmes enceintes accouchaient sur les trottoirs, des personnes étaient restées coincées sous les décombres. Pendant une semaine, tous les médias ne parlaient que d'Haïti, et tout d'un coup, plus rien. Des millions de dollars ont été réunis pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre en Haïti. Où sont-ils, ces millions de dollars?
Il y a quelques jours, en Espagne, était démantelé un des réseaux les plus professionnels et importants du proxénétisme et de la prostitution : 105 personnes au total. À la tête de ce circuit, un Saoudien, naturalisé espagnol, Kas Saleh A. K., résident depuis 1999. Kas Saleh, à la tête d'une quinzaine de sociétés pour le blanchiment d'argent, versait 700 000 euros par mois sur ses comptes.
Prostitution, trafic d'organes, de femmes, d'enfants, trafic de drogue, d'argent sale, d'armes sont courants dans notre monde occidental et oriental. Que personne ne vienne dire : ah, mais l'Occident est dévergondé...
Le monde arabe est encore plus dévergondé. La prostitution existe, en Europe, comme dans tous les pays arabes. Depuis l'Arabie saoudite jusqu'à la Syrie, depuis Dubaï jusqu'au Maroc. Derrière tous ces trafics ? Des hommes d'affaires, des politiciens, etc.
En Occident, en Orient, dans les Amériques, partout le malheur et la pauvreté côtoient la richesse et le superficiel. J'insiste sur « côtoient » car ils ne cohabitent pas.
Les pays riches n'ont aucun intérêt à enseigner aux pays pauvres « la manière de faire » pour sortir de la pauvreté. Les pays riches iront toujours chercher les femmes pour la prostitution, les travailleurs de maison, etc., dans les pays pauvres. Ils fabriqueront toujours des armes pour les vendre aux pays pauvres car en général ce sont les pays pauvres qui entrent en guerre sous la pression des pays riches.
Et les pays riches blanchiront toujours l'argent de la drogue qu'ils trafiquent.
Tout ce cirque a lieu sous le regard des Nations unies et leur silence. Pourtant, cette organisation est une institution supposée défendre les droits de l'homme, de la femme, des enfants.
Malheureusement, les membres permanents de cette organisation sont les plus grands pays fabricants d'armes dans le monde (la Chine, les États-Unis, la France, la Russie et le Royaume-Uni). Et leur intérêt permanent est de vendre ces armes.
Peut-on encore faire confiance à l'ONU ? Ses résolutions, ses décisions, ses réunions ?
Personnellement, j'en doute. Car depuis le génocide qui eut lieu au Rwanda en 1994, un passé proche, je ne peux plus croire qu'il existe une charte des droits de l'homme. Tristement et injustement, cette charte n'est pas la même pour tous les êtres humains.

