Le père Marwan Tabet au cours de sa conférence de presse hier, entouré de membres du syndicat des enseignants.Photo Hassan Assal
Dans une conférence de presse tenue hier, le secrétaire général de la Fédération des établissements privés, le père Marwan Tabet, a poussé un véritable cri d'alarme à l'attention de toutes les parties concernées et notamment du ministre de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur Hassan Mneimné, ainsi que de la présidente de la commission parlementaire afférente, Bahia Hariri, les exhortant à soutenir les écoles privées gratuites. Il a également appelé le président de la Chambre, Nabih Berry, à revoir sérieusement cette question s'il ne veut pas que ces établissements disparaissent purement et simplement.
Parallèlement, le syndicat des enseignants a mis en garde contre des mesures sévères qu'entreprendraient ces derniers au cas où les amendements proposés pour la loi 489 n'étaient pas pris en compte à la Chambre. Le syndicat et la fédération ont d'ailleurs décidé de garder ouvertes pendant un mois leurs réunions.
Il n'en reste pas moins que la crise ne se cantonne pas aux écoles privées gratuites, mais qu'elle touche de plein fouet aussi les écoles publiques.
Le ministre Hassan Mneimné a ainsi décidé de faire fusionner 78 écoles en situation précaire et réparties sur l'ensemble des mohafazats avec d'autres établissements géographiquement voisins. Estimant dans une conférence de presse également tenue hier que « moins de 10 élèves par classe est un obstacle à un bon enseignement » et sachant que la loi interdit l'ouverture d'une école pour moins de 75 élèves, il a décidé que les écoles comportant moins de 50 élèves allaient fusionner.
« 76 % de ces établissements ont moins de 28 élèves. Et ce n'est pas le seul problème : il existe une très mauvaise répartition des enseignants », a-t-il dit, estimant que par la grâce de cette décision de fusion, « 2 500 élèves bénéficieront de meilleures conditions d'enseignement, et fera l'économie de près de 780 professeurs et des millions de livres libanaises dépensées en location de bâtiments ».
Le ministre Mneimné a précisé qu'une commission s'était penchée sur le problème pendant les cinq derniers mois et qu'elle a mené une étude exhaustive sur le terrain avant que de proposer la fusion. Il a indiqué en outre qu'une enveloppe de 500 millions de livres allait être dévolue dans le budget 2010 pour le transport des élèves dont les écoles ont été déracinées.


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