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Liban - Réactions

Le Hezbollah insiste sur la nécessité de suivre « la piste israélienne »

Le Hezbollah a profité des iftars du week-end pour multiplier les déclarations invitant les responsables à tenir compte des présomptions contre Israël développées par le secrétaire général du parti au cours de sa conférence de presse.
Ministres, députés et cadres du parti ont insisté sur le fait qu'ignorer ces présomptions met en doute la crédibilité de ceux qui affirment rechercher la vérité.
Le ministre Mohammad Fneich a ainsi estimé que « négliger le dossier des faux témoins est un coup sérieux porté à l'identification des véritables criminels et à la réalisation de la justice ». Dans le cadre d'un iftar à Tyr, M. Fneich a assuré qu'il est nécessaire d'entendre les faux témoins et de savoir qui se tient derrière eux si on veut vraiment faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Évoquant la conférence de presse de Hassan Nasrallah, le ministre a encore affirmé que les présomptions qu'il a développées « placent Israël dans le camp des accusés ». Il a encore ajouté que le secrétaire général du Hezbollah a fait cet exposé par souci de justice et de vérité, et surtout pour préserver la paix civile et la stabilité interne. Selon lui, « Israël manipule ses réseaux d'espions et d'agents parce qu'il est incapable de mener une guerre contre le Liban ».
Le député Ali Fayyad a estimé de son côté que Hassan Nasrallah, à travers sa conférence de presse, a ouvert une piste sérieuse pour tous ceux qui sont réellement soucieux de connaître la vérité. Selon lui, on ne peut pas ignorer les présomptions qu'il a développées.
Son collègue Hassan Fadlallah a aussi abondé dans le même sens, assurant que « le sayyed a bien montré comment Israël cherche à frapper la stabilité et l'entente internes libanaises à travers un coup psychologique porté à la Résistance ». Mais il a ajouté que Hassan Nasrallah a « réussi à renverser la donne en réorientant les soupçons vers Israël ». Il a demandé aux responsables de prendre à leur tour les mesures qui s'imposent pour suivre cette piste et poursuivre l'enquête. M. Fadlallah a précisé qu'il existe actuellement un « véritable bras de fer » entre Israël et la Résistance. Selon lui, deux démarches s'imposent désormais, « d'abord interroger les officiers israéliens sur les présomptions fournies par Nasrallah et ensuite interroger ceux qui, pendant cinq ans, ont refusé toute hypothèse accusant Israël ». « On pourrait ainsi découvrir, a-t-il ajouté, un rôle important octroyé à des espions de haut niveau pour détourner l'attention de l'enquête de la piste israélienne. »
Le responsable du Hezbollah au Liban-Sud, cheikh Nabil Kaouk, a déclaré de son côté que les attaques contre la Résistance sont « proportionnelles à son importance ». « Plus elle se renforce et plus elle est critiquée. Après l'échec de la guerre, Israël tente désormais de détruire la Résistance en ternissant son image et en s'en prenant à sa dignité ». Ce que, selon lui, le Hezbollah ne laissera pas faire. Il a ensuite invité ceux qui rejettent la piste israélienne dans l'assassinat de Rafic Hariri de revenir sur cette opinion pour ne pas rester « isolés sur la scène locale », car tous les doigts accusateurs sont désormais, selon lui, pointés vers Israël.
Même son de cloche chez cheikh Mohammad Yazbeck, qui a affirmé que le Hezbollah n'acceptera pas que son image et sa réputation soient ternies. Il a appelé à la formation d'une commission d'enquête libanaise, assurant que le Hezbollah a le droit de se défendre s'il est attaqué par le biais du TSL ou par d'autres moyens.
Enfin, Mohammad Yaghi, responsable du Hezbollah dans la Békaa, a déclaré que pour connaître la vérité sur l'assassinat de Rafic Hariri, « il faut suivre la piste des faux témoins et de ceux qui se tiennent derrière eux ». Il s'est interrogé ensuite sur la teneur des propos du chef d'état-major israélien au sujet de l'acte d'accusation du TSL, avant de conclure que si l'on suit la piste ouverte par Hassan Nasrallah, on verra « que les véritables ennemis du pays, de la oumma et des musulmans sont les sionistes ».
Ministres, députés et cadres du parti ont insisté sur le fait qu'ignorer ces présomptions met en doute la crédibilité de ceux qui affirment rechercher la vérité.Le ministre Mohammad Fneich a ainsi estimé que « négliger le dossier des faux témoins est un coup sérieux porté à l'identification des véritables criminels et à la réalisation de la justice ». Dans le cadre d'un iftar à Tyr, M. Fneich a assuré qu'il est nécessaire d'entendre les faux témoins et de savoir qui se tient derrière eux si on veut vraiment faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. Évoquant la conférence de presse de Hassan Nasrallah, le...
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