Au cours de cet iftar, M. Hariri prononcera un discours au cours duquel il abordera les sujets d'actualité des deux dernières semaines, dont les affrontements au Liban-Sud, les menaces israéliennes contre l'armée, la campagne locale contre les forces régulières et les développements en rapport avec le tribunal spécial sur le Liban.
Hier, le quotidien as-Safir lui a attribué des propos selon lesquels « un refus israélien de coopérer avec l'enquête serait une condamnation ». « Je ne sais pas s'il a vraiment tenu ce genre de propos, a indiqué le député Ammar Houri, lors d'une intervention sur la LBCI, précisant qu'il appartient au bureau de M. Hariri ou au chef du gouvernement lui-même de les confirmer ou de les infirmer.
À Radio Orient, le parlementaire a mis l'accent sur la nécessité de réarmer les forces régulières et consolider ses capacités militaires, jugeant nécessaire d'accorder la priorité à cette question pour les besoins de la stratégie de défense. Dans ce contexte, il a affirmé que le Liban a réclamé une révision de la position américaine « sachant qu'elle n'est pas définitive ». Une campagne est menée au sein du Congrès contre l'aide militaire US à l'armée libanaise, sous prétexte que les forces régulières collaborent avec le Hezbollah, et une aide de 100 millions de dollars a déjà été bloquée.
Prié de commenter les propos iraniens selon lesquels « le Liban constitue la première ligne de défense de Téhéran », M. Houri a indiqué : « Ce discours a été répété dans plusieurs endroits. Nous refusons que le Liban soit considéré comme une scène ouverte à qui que ce soit. » Concernant la dernière apparition télévisée du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, le député a répondu en affirmant qu'il se félicite de toute action menée par le juge canadien Daniel Bellemare « qui a demandé au procureur de la République, Saïd Mirza, de lui remettre toutes les données » en possession de sayyed Nasrallah.
Il a fait remarquer que le TSL est la partie habilitée à montrer des preuves, précisant que le tribunal se devait de se saisir du dossier et appelant le Hezbollah à lui remettre tous les éléments qu'il dit avoir réunis.


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