Et de poursuivre : « Quand l'armée libanaise a pris une position en accord avec son idéologie et son devoir national, la partie américaine a ressenti cela comme une menace contre ce qu'elle appelle la sécurité d'Israël. C'est à ce moment que nous avons commencé à observer des pressions énormes sur le Liban pour l'amener à modifier son idéologie nationale. L'opinion publique libanaise doit savoir que ces pressions sont exercées sinon pour changer l'idéologie de l'armée dans les textes, du moins dans la pratique. Nous tenons à cette idéologie qui dit que le seul ennemi est Israël, et qu'il est du devoir de l'armée de l'affronter. Pour équiper l'armée, nous pouvons penser à des alternatives, comme la Syrie, l'Iran et d'autres pays amis, et éviter les conditions américaines, qu'elles soient déclarées ou sous-entendues. »
M. Moussaoui a estimé que la collaboration avec Israël est une affaire gravissime à ne comparer à aucune autre. Il a précisé que les derniers propos du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, au cours de la conférence de presse de lundi, « sont un effort supplémentaire pour défendre le Liban et faire face à un projet dangereux qui vise l'unité nationale et la stabilité du pays », appelant toutes les parties « à agir avec responsabilité en cette période délicate ».
Par ailleurs, M. Aridi a reçu le député Ibrahim Kanaan, membre du Bloc du changement et de la réforme, venu en compagnie d'une délégation du « rassemblement de la vallée industrielle du Metn-Nord » qui désirait discuter des éboulements qui se produisent chaque hiver dans la région de Nahr el-Mott, et des travaux nécessaires pour les éviter. Le ministre a également rencontré le député Michel Moussa, l'ancien député Samir Azar et des délégations de plusieurs municipalités.


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