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Liban - Animaux

Adopter un chat, c’est aussi donner une chance à un autre

Sans relâche, Animals Lebanon lutte pour sauver des chatons abandonnés dans la rue et leur trouver un bon foyer. Aujourd'hui, des dizaines de petits félins espèrent profiter d'une telle opportunité et se retrouver dans un environnement chaleureux.

Sami vient visiter ce chaton tous les jours, à défaut de pouvoir l’accueillir chez lui.

Dans un refuge en plein cœur de Beyrouth, se bousculent près de 40 chats sortis de la rue. Chacun d'entre eux cache une histoire horrifiante, comme celle de Moyebi, qui a été sauvé de justesse alors qu'il servait de repas à un coq dans un « parc animal ».
Plusieurs dizaines de chats ont vu leur destin changer de route lorsqu'en 2008, Maggie Shaaraoui et quatre autres volontaires fondent Animals Lebanon (AL), l'organisation protectrice des animaux au Liban. AL a déjà sauvé des dizaines d'animaux de l'enfer des zoos tout en parvenant à devenir l'une des plus grandes sources d'adoption au Liban. Nos fidèles compagnons sont malheureusement très peu protégés, « il existe une ou deux lois très vagues contre la maltraitance des animaux, et les sanctions ne dépassent pas la somme dérisoire de 10 000 LL », déplore Shaaraoui. Mais un projet de loi pourrait changer les choses, avec notamment le soutien du ministre de l'Agriculture et de la WSPA (Société mondiale pour la protection des animaux).
Ces bénévoles sont prêts à se donner corps et âme pour mener à bien leur mission. Celle-ci trouve ses fonds grâce à des collectes et à l'aide de plusieurs grandes compagnies qui sponsorisent AL. « Le Liban compte un grand nombre d'amoureux des animaux, mais ils ne sont pas vraiment sensibilisés à leur cause, ajoute-t-elle. Nous faisons de notre mieux pour essayer d'atteindre les jeunes en organisant des conférences dans les écoles, les universités et en multipliant les affiches dans les rues. D'autant plus que la popularité des réseaux sociaux au Liban joue en notre faveur. »
Animals Lebanon œuvre en partie pour sauver les chats errants, victimes d'un conducteur malveillant ou d'un maître qui les aurait abandonnés. Une fois guéris, ils attendent d'être adoptés dans un foyer qui en prendra soin, car il n'est pas question de les laisser partir dans un environnement douteux ! « La procédure d'adoption est stricte et les informations requises sont nombreuses. Plusieurs personnes se sont vu refuser l'adoption, mais il est important pour nous d'être sûrs que ce chaton sera entre de bonnes mains, notre objectif étant de mettre fin à toutes leurs souffrances », ajoute Shaaraoui. Les personnes en charge doivent être capables de différencier les bons « pères adoptifs » des mauvais qui sont incapables de s'engager pour une longue durée. Maggie Shaaraoui encourage l'adoption de ces petits félins, surtout dans une famille car « les jeunes enfants apprennent le sens de la responsabilité et que l'animal domestique doit être considéré comme un membre à part entière de la famille ».
Le refuge de l'association contient aujourd'hui plus de 40 chats sauvés, et « tant que ces chatons ne sont pas adoptés, nous ne pouvons pas sauver ceux qui essaient encore de lutter dans la rue », dit-elle avec regret, « un chaton adopté libère une place pour un autre rescapé ».
Mais tout n'est pas perdu pour ceux qui se trouvent dans l'impossibilité d'accueillir un animal chez soi. Il suffit de quelques clics pour venir en aide. Le site Internet d'AL www.animalslebanon.org permet d'effectuer des donations qui permettront d'améliorer les conditions du refuge et d'accroître son influence dans la région. Maggie Shaaraoui a aussi annoncé la construction prochaine d'un centre où les visiteurs pourront trouver une librairie spécialisée pour approfondir leurs connaissances des animaux, un refuge où ils pourront passer du temps avec les chats, sinon effectuer des stages dans l'administration, l'organisation de collectes de fonds, ou encore se porter volontaires pour différentes actions.

www.animalslebanon.org
+961 70/223808
Dans un refuge en plein cœur de Beyrouth, se bousculent près de 40 chats sortis de la rue. Chacun d'entre eux cache une histoire horrifiante, comme celle de Moyebi, qui a été sauvé de justesse alors qu'il servait de repas à un coq dans un « parc animal ». Plusieurs dizaines de chats ont vu leur destin changer de route lorsqu'en 2008, Maggie Shaaraoui et quatre autres volontaires fondent Animals Lebanon (AL), l'organisation protectrice des animaux au Liban. AL a déjà sauvé des dizaines d'animaux de l'enfer des zoos tout en parvenant à devenir l'une des plus grandes sources d'adoption au Liban. Nos fidèles compagnons sont malheureusement très peu protégés, « il existe une ou deux lois très vagues contre...
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