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Liban

Le Liban pourra-t-il relever le défi du « zéro déchet » ?

Les pays en voie de développement sont confrontés à un sérieux problème de déchets solides.

Le règlement du problème des déchets solides est considéré comme l'un des principaux défis auxquels les pays en voie de développement, dont le Liban, sont confrontés. Dans la plupart des cas, ces déchets sont enfouis dans le sol ou incinérés, ce qui entraîne une pollution du sol et des nappes phréatiques ou des émanations cancérigènes dans l'air.
Le dernier congrès international organisé par IndyAct, en collaboration avec l'Alliance internationale de substitut à l'incinération, a porté sur ce thème. Il avait d'ailleurs pour leitmotiv « zéro déchet », un principe et un concept qui commencent à être appliqués et à acquérir de plus en plus d'importance dans le monde.
Des experts venus des quatre coins de la planète se sont penchés sur les moyens de parvenir autant que faire se peut à « zéro déchet » au Liban et dans les pays affectés par ce problème.
Dans les conférences qu'ils ont données, ils ont expliqué comment plusieurs États ont commencé à appliquer ce principe et comment d'autres politiques de gestion des déchets ont échoué, l'incinération en particulier. Parmi les conférenciers, Kevin Drew, coordonnateur du projet « zéro déchet » à San Francisco.
Parallèlement, IndyAct a présenté un rapport sur les moyens d'appliquer ce concept dans le monde arabe.
Ce congrès est d'ailleurs intervenu à un moment où le gouvernement essaie de trouver une solution appropriée au problème des déchets solides, produits par tonnes au quotidien au Liban, avant qu'il ne se transforme en véritable catastrophe écologique et sociale, dans la mesure où il n'y aura plus suffisamment de place, dans un proche avenir, pour les enfouir dans le sol. L'une des solutions préconisées par le Liban reste l'incinération qui a cependant prouvé son échec dans le passé dans le pays, comme dans plusieurs autres pays du monde.
Pour Waël Hmaydane, directeur exécutif d'Idyact, si le Liban maintient cette option, comme solution finale, « sa décision serait en fait celle de brûler son argent, ainsi que beaucoup d'opportunités de travail, et de produire des fumées chimiques cancérigènes et mortelles ». Il a relevé que le pays fait partie du nombre très limité d'États qui n'ont toujours pas de lois sur la gestion des déchets solides, en insistant sur le fait qu'il n'est pas possible de régler ce dossier tant qu'une législation appropriée, établissant un cadre spécifique de gestion, n'aura pas été adoptée.
« Zéro déchet » est un principe très avancé et a été adopté par de nombreuses organisations et régions dans le monde, comme solution définitive et lucrative dans le même temps. Citons, à titre d'exemple, Buenos Aires, en Argentine, San Francisco, en Californie, et la plupart des provinces de la Nouvelle-Zélande.
Ce principe consiste à gérer les produits à partir de la phase de fabrication, pour réduire les matières premières polluantes, jusqu'au recyclage. Il s'agit, en somme, de maximiser le recyclage et de diminuer les déchets. Il demande à cet effet un changement de mentalité.
Plutôt que de se contenter de se débarrasser des déchets, il faut à la base s'assurer que les produits utilisés pour la consommation sont recyclables dès le début du processus de fabrication, ce qui met en relief le rôle fondamental que les industries jouent à cette fin.
Pour réussir le principe du « zéro déchet », celui-ci doit s'inscrire dans le cadre d'une action collective à laquelle l'État participe activement à travers la promulgation de lois-cadres. Son intérêt n'est pas seulement écologique, mais également économique, puisque le procédé qu'il exige est de nature à générer de nouveaux emplois.
Le règlement du problème des déchets solides est considéré comme l'un des principaux défis auxquels les pays en voie de développement, dont le Liban, sont confrontés. Dans la plupart des cas, ces déchets sont enfouis dans le sol ou incinérés, ce qui entraîne une pollution du sol et des nappes phréatiques ou des émanations cancérigènes dans l'air.Le dernier congrès international organisé par IndyAct, en collaboration avec l'Alliance internationale de substitut à l'incinération, a porté sur ce thème. Il avait d'ailleurs pour leitmotiv « zéro déchet », un principe et un concept qui commencent à être appliqués et à...
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