Le président du conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, a comparé l’espionnage pour le compte d’Israël à un cancer.
La Direction de l'orientation de l'armée a publié hier dans ce cadre un communiqué soulignant que « depuis quelque temps, la presse publie de plus en plus d'informations se rapportant au dossier des arrestations pour cause d'espionnage pour le compte d'Israël. Certains médias et certains journalistes ont été jusqu'à affirmer que des militaires sont impliqués dans ce dossier. L'armée met en garde contre le fait de lancer de fausses accusations concernant ce dossier qui est très sensible. Elle tient à préserver la réputation de ses militaires et les défendra face à ceux qui lancent ces rumeurs ».
De son côté, la compagnie de téléphone Ogero a publié un communiqué pour clarifier la situation et démentir plusieurs rumeurs.
Le texte d'Ogero met en garde « contre toute tentative de travestir la vérité concernant des employés de la compagnie ou des appels d'offres et des contrats qui ont été conclus avec des entreprises étrangères ».
Le communiqué souligne que « plusieurs espions ont été arrêtés dans diverses entreprises, sans pour autant que les compagnies qui les employaient ne soient accusées d'être des agents d'Israël ».
« Concernant le contrat avec l'employé M.E., il a été signé après que ce dernier eut pris sa retraite. Ce contrat a été signé parce que M.E. était depuis 1996 le directeur des communications internationales au ministère des Télécommunications, et ce bien sûr, avec l'accord des ministres des Télécommunications qui se sont succédé au ministère. Son contrat de consultant a été signé après l'accord du ministre des Télécommunications », souligne le texte.
« Concernant l'ingénieur K.G., il a été chargé en 2009 de la direction de l'exploitation internationale au ministère. Aucune voiture n'a été mise à sa disposition et il bénéficie d'un téléphone portable de fonction à l'instar des autres chefs de service du ministère des Télécommunications. Concernant la coupure des lignes téléphoniques entre Beyrouth et le Liban-Sud, le 20 juillet dernier, il s'agissait d'une simple panne qui a vite été réglée », note le communiqué.
« En ce qui concerne la compagnie française Bull qui devait travailler sur un projet d'Ogero au Liban, elle n'a même pas pris en charge le projet pilote. Cette compagnie, qui relève de l'entreprise Kabira, n'est pas une entreprise financée par des Israéliens », souligne le communiqué.
Samedi, note-t-on, un cadre d'Ogero, Milad Eid, avait été inculpé pour espionnage. Il est accusé d'avoir profité de son poste de directeur des communications internationales au ministère des Télécommunications pour fournir des « informations techniques » aux Israéliens. On lui reproche également d'avoir rencontré à plusieurs reprises des officiers israéliens hors du Liban.


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