Des hommes politiques, des personnalités et des proches de victimes d’attentat ont répondu présent à l’appel de Moultazimoun.Photo Hassan Assal
Des familles de victimes d'attentats ont répondu présent. C'est notamment le cas du frère de Samir Kassir, du fils du député Walid Eido ou encore de la femme du député Antoine Ghanem. Le député et ancien ministre Marwan Hamadé et la journaliste May Chidiac, qui ont échappé à des attentats respectivement en 2004 et en 2005, se sont également déplacés. « En tant que rescapée d'un attentat, je ne pouvais répondre que oui à l'appel de Moultazimoun, a confié la journaliste miraculée. Tous les gens qui disent que le tribunal est politisé et n'œuvre pas en faveur de la justice font de la diffamation. »
Quelques hommes politiques se sont aussi mêlés à la foule. Parmi eux, de nombreux députés du Courant du futur du Premier ministre Saad Hariri. Ahmad Fatfat, Nabil de Freige, Jamal Jarrah, Moustafa Allouch et Atef Majdalani étaient notamment présents. Nadim Gemayel, député du parti Kataëb, était à leurs côtés. « Le tribunal international est la seule issue pour révéler la vérité et protéger la souveraineté du Liban, a assuré Ahmad Fatfat. Ce rassemblement aura sûrement un impact car nous constituons désormais une force importante. »
Le rassemblement a débuté par une minute de silence pour les deux soldats libanais morts hier dans des affrontements avec l'armée israélienne à la frontière sud. Entourés de drapeaux et de pancartes, Najib Zouein, coordinateur général de Moultazimoun, et May Chidiac se sont ensuite succédé au micro pour lancer un appel en faveur du TSL. Les deux orateurs ont été accueillis par des applaudissements nourris.


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