Caricature Armand Homsy.
« C'est une mesure exceptionnelle dans le cadre du soutien au Liban, à sa stabilité, à son unité nationale et à la paix civile censée y prévaloir », a-t-il indiqué. « Cette entente syro-saoudienne relance l'accord de Taëf qui avait confirmé l'arabité du Liban, l'accord d'armistice avec Israël et les relations privilégiées avec la Syrie : voilà les constantes politiques fondamentales qui garantissent la stabilité du Liban », a réaffirmé le chef du PSP.
Pour Walid Joumblatt, certains pôles de « la droite traditionnelle » libanaise « continuent de refuser » ces constantes ; « ils privilégient même » des valeurs « opposées » en appelant à la « neutralité » et en oubliant la stabilité du Liban, « fût-ce au prix d'une guerre civile au détriment de tout ce qui a été réalisé et de tous les sacrifices ».
« Nous savons bien que les efforts de Riyad et de Damas vont éviter la politisation du tribunal, surtout que les menaces israéliennes redoublent d'intensité », a-t-il ajouté, accusant l'État hébreu d'être viscéralement attaché à ce Tribunal spécial pour le Liban « pour, justement, provoquer une guerre civile ».
Sauf que « nous, nous voulons ce tribunal pour qu'il serve la justice, et qu'il soit au-dessus de tout soupçon. Toute tentative, israélienne soit-elle ou pas, d'utiliser le tribunal à des fins qui ne sont pas les siennes ne peut que nuire au martyr du Liban, Rafic Hariri, ainsi qu'à la justice en elle-même. Nous refusons cela catégoriquement », a insisté Walid Joumblatt, rappelant que l'équation doit en même temps garantir la primauté de la vérité et de la justice et éviter toute politisation.
Il a également tenu à mettre l'accent sur le danger que représentent les réseaux d'espionnage en faveur d'Israël, des réseaux qui « pullulent dans tous les secteurs de la société libanaise ». Jugeant que la capacité de nuisance israélienne est fort élevée au Liban, et rappelant le morcellement en Irak, le chaos au Yémen, la division et les troubles au Soudan, il a dénoncé l'absence totale de politique américaine dans la région aussi bien que le manque de solidarité flagrant entre les Arabes, « à l'exception des efforts syro-saoudiens ».
« La situation au Proche-Orient est extrêmement dangereuse. Sans compter une éventuelle nouvelle agression contre Gaza, Israël cherche à démanteler les différents volets et cela va totalement à l'encontre de l'initiative de paix adoptée à Beyrouth en 2002. C'est comme si l'on voulait passer des négociations indirectes aux pourparlers directs juste pour la beauté du geste, sachant pertinemment que cela n'aboutira à aucune avancée en ce qui concerne le volet israélo-palestinien », a dénoncé Walid Joumblatt.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine