Rechercher
Rechercher

Liban - Analyse

TSL : Damas et Ryad gagnent du temps mais la tension demeure

La mission saoudo-syrienne pourrait avoir calmé pour un temps les tensions au Liban mais n'a pas vraiment traité le coeur du problème, indiquent des analystes, alors que le Hezbollah continue de mettre en garde contre sa mise en cause dans l'assassinat de Rafic Hariri. Le président syrien Bachar el-Assad et le roi saoudien Abdallah ont mené vendredi une visite au Liban où ils ont rencontré les principaux dirigeants libanais, dont le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri.

Pour les analystes, la mission conjointe saoudo-syrienne montre que la Syrie -avec l'Iran, qui soutient aussi le Hezbollah- exerce toujours une forte influence au Liban, avec la bénédiction de Ryad./

C'était la première visite depuis 2002 à Beyrouth du président syrien dont le régime a été pointé du doigt pour ce meurtre et contraint de retirer ses troupes de chez son petit voisin après 30 ans de tutelle. Damas dément toute implication dans ce crime.
"Il s'agit essentiellement d'une bénédiction saoudienne pour un retour de la domination syrienne au Liban", estime le journaliste Michael Young, basé à Beyrouth. La visite "va calmer les tensions domestiques pour un moment", dit-il à Natacha Yazbeck du bureau de l'AFP à Beyrouth. "L'objectif des Syriens est de miser sur cette visite pour revenir à une situation qui existait plus ou moins avant leur retrait en 2005".
La visite des dirigeants saoudien et syrien était destinée à calmer les tensions après l'annonce d'une éventuelle mis en cause de membres du Hezbollah chiite dans l'assassinat de Hariri par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) créé par l'ONU.
Pour les analystes, la mission conjointe saoudo-syrienne montre que la Syrie -avec l'Iran, qui soutient aussi le Hezbollah- exerce toujours une forte influence au Liban, avec la bénédiction de Ryad.
"Le principal message de cette visite est que les Saoudiens légitiment un nouveau rôle de la Syrie au Liban, où certains problèmes ne peuvent être réglés au niveau domestique de manière pacifique", juge Hilal Khashan, professeur de sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth. "Les Saoudiens ont dit très clairement qu'ils pourraient parler aux Américains et reporter la confirmation de l'acte d'accusation au TSL, mais ils ne peuvent pas s'en débarrasser car cette affaire est entre les mains de la communauté internationale", ajoute-t-il.
Mais M. Young, qui ne croit guère que le TSL trouvera et jugera les cerveaux de l'assassinat de Hariri, minimise les risques de violences. "S'il y a une chose qui ressort du sommet, c'est qu'il y a un accord saoudo-syrien pour éviter un retour de la violence au Liban".
C'était la première visite depuis 2002 à Beyrouth du président syrien dont le régime a été pointé du doigt pour ce meurtre et contraint de retirer ses troupes de chez son petit voisin après 30 ans de tutelle. Damas dément toute implication dans ce crime."Il s'agit essentiellement d'une bénédiction saoudienne pour un retour de la domination syrienne au Liban", estime le journaliste Michael Young, basé à Beyrouth. La visite "va calmer les tensions domestiques pour un moment", dit-il à Natacha Yazbeck du bureau de l'AFP à Beyrouth. "L'objectif des Syriens est de miser sur cette visite pour revenir à une situation qui existait plus ou moins avant leur retrait en 2005".La visite des dirigeants saoudien et syrien était...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut