Estimant que la guerre de juillet « n'était pas un événement passager à travers l'histoire », M. Saadé a indiqué que ce conflit a démenti la thèse de l'armée invincible attribuée à l'armée israélienne. « Non seulement cette armée a été vaincue mais elle fait désormais tout genre de calculs avant de s'aventurer dans cette direction », a-t-il dit. Selon le ministre, l'issue de cette guerre a définitivement enterré par ailleurs le précepte selon lequel « la force du Liban est dans sa faiblesse ». Les résultats ont prouvé le contraire, à savoir que « la force du Liban est tirée de sa puissance ». Et d'ajouter qu'une troisième thèse a également été infirmée, à savoir celle de la neutralité « que proclament les faibles et tous ceux qui ont une vision étriquée, car cette guerre a fait en sorte que le monde entier, y compris Israël, tient compte dorénavant de cette nation ». Et M. Saadé de dénoncer par ailleurs l'acte d'accusation à paraître dans le cadre de l'enquête effectuée par le tribunal international sur l'assassinat de Rafic Hariri, le qualifiant « de tentative d'infiltration au sein de la Résistance », visant à semer la zizanie et à anéantir le Hezbollah « par la ruse après avoir échoué à le faire par la force ».
S'exprimant au nom de Gebran Bassil, Najm Khattar a déclaré que ceux qui complotent contre l'intérieur libanais ne réussiront pas, car « ils devront faire face à un nouveau 7 mai multiplié par dix. Nous les prévenons que cette fois-ci, ils ne seront nullement pardonnés », a-t-il dit.
À son tour, Ghaleb Abou Zaynab a pris la parole pour mettre en garde ceux qui croient pouvoir, à travers le tribunal international, « porter un doigt accusateur en direction du Hezbollah en créant une discorde interne, et en cherchant à tordre le bras de la Résistance », soulignant qu'ils « ne pourront rien faire ».
Évoquant l'acte d'accusation à venir, il a affirmé : « Nous le refusons non pas par simple souci du refus, moins encore parce que nous n'aspirons pas à la vérité et à connaître ceux qui ont assassiné Rafic Hariri, mais parce que nous savons pertinemment que ce qui s'est passé avec les quatre généraux auparavant n'aurait pas dû avoir lieu s'il s'agissait véritablement d'un tribunal crédible, indépendant, non soumis aux pressions politiques. » « Sinon comment se fait-il donc que les officiers aient été libérés et que les faux témoins aient disparu sans aucune reddition de compte », s'est encore interrogé M. Abou Zaynab, qui a insisté sur la nécessité de juger ces derniers pour savoir qui sont leurs commanditaires.


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