Les Bleus regroupés autour de leur capitaine Evra (au centre), au moment de leur grotesque grève du Mondial 2010. Franck Fife/AFP
Laurent Blanc était attendu hier lors du Conseil fédéral de la FFF. Parce qu'il devait annoncer la composition définitive de son staff d'abord, mais aussi et surtout parce que, selon les derniers bruits, il devait proposer une mesure exceptionnelle pour sanctionner les joueurs de l'équipe de France qui avaient refusé de s'entraîner le 20 juin dernier en Afrique du Sud en signe de protestation contre l'exclusion de Nicolas Anelka. Comme prévu, Jean-Louis Gasset et Alain Boghossian ont donc été confirmés comme adjoints du « président », Philippe Lambert a été intronisé préparateur physique, Franck Raviot entraîneur des gardiens et Fabrice Bryand médecin des Bleus. Mais comme entendu ces derniers jours, Blanc ne s'est pas limité à présenter son nouveau « team ».
Ruffier et Carrasso épargnés ?
Il a surtout profité de l'occasion pour indiquer son intention de ne sélectionner aucun des mutins sud-africains pour le match amical contre la Norvège le 11 août prochain, à Oslo. Seuls Stéphane Ruffier, appelé pour pallier la blessure de Cédric Carrasso, et Carrasso lui-même, qui avait déjà quitté le groupe au moment de la grève, pourraient ne pas être concernés par cette mise à l'écart. Interrogé sur cette possible sanction collective dans L'Équipe vendredi matin, Hugo Lloris s'était montré plutôt sceptique : « S'il y a des sanctions, elles ne dépendent pas de nous, et on n'aura pas d'autre choix que de les accepter. Mais j'ai le droit d'avoir un avis là-dessus et de le garder pour moi. »
Mais Blanc a décidé de marquer le coup afin d'asseoir d'emblée son autorité et de repartir sur de bonnes bases pour le début des qualifications pour l'Euro 2012, en septembre. La proposition ayant été acceptée par le Conseil fédéral, il faut donc s'attendre à voir pas mal de petits nouveaux lors de l'annonce de sa première liste, prévue le 5 août prochain. Reste à connaître le sort que réserve le nouveau sélectionneur des Bleus à Karim Benzema, non présent en Afrique du Sud, mais pris, au même titre que Franck Ribéry, dans la tourmente de l'affaire « Zahia ».

