Au centre, Mireille Nassif à l’Hôpital Geitawi auprès d’enfants hospitalisés, dans le cadre de l’action de Myschoolpulse.
C'est en mémoire de Paul que sa mère, Mireille Nassif, a récemment créé l'association Myschoolpulse à but non lucratif, dont l'objectif est d'assurer la scolarisation, à l'hôpital ou à la maison et par le biais de cours particuliers gratuits, d'enfants atteints de maladies graves, comme les cancers ou autres. « Il est indispensable de réduire le sentiment d'exclusion de ces enfants qui luttent pour leur vie », souligne Mireille Nassif, présidente de l'association. Elle ajoute que le système mis en place s'adapte aux rythmes de traitement des enfants et à leurs pathologies. « Les cours particuliers se déroulent donc dans la chambre d'hôpital de l'enfant ou chez lui à la maison », précise-t-elle à ce propos.
Scolariser deux cents enfants
Grâce à la générosité de plusieurs grands donateurs, Myschoolpulse a déjà réuni la somme de 100 000 dollars, alors qu'elle en est à ses premiers pas. « Cette somme devrait permettre de payer la scolarité annuelle de 20 enfants », affirme Mme Nassif, précisant que le coût annuel des leçons particulières par enfant est de 5 000 dollars environ. « Mais elle demeure insuffisante pour couvrir les frais de scolarisation des 200 enfants qui souffrent de cancer au Liban et suivent régulièrement des traitements en milieu hospitalier », constate-t-elle.
Soucieuse de réunir davantage de fonds pour soutenir dans leur scolarisation la totalité des enfants gravement malades, Mireille Nassif organise, au lendemain de la commémoration de la disparition de Paul, le dimanche 8 août, à 10 heures, un mini-marathon ou une marche de 5 km au Faqra Club au bénéfice de Myschoolpulse, moyennant 20 dollars par personne. Une activité qui devrait se dérouler chaque année, le premier dimanche du mois d'août. Le même événement aura lieu simultanément à New York, sur une plage des Hamptons, avec l'aide du Dr Josyann Abisaab Brogard.
« L'idée est de réunir le plus de personnes possible autour d'un événement sportif, car Paul aimait beaucoup le sport », observe sa mère. Elle espère, pour l'occasion, la présence physique d'un millier de personnes. « Nous encourageons non seulement la mobilisation financière, mais aussi la présence physique de chacun », dit-elle, estimant que la sensibilisation en serait ainsi renforcée.
C'est par le biais des hôpitaux qui traitent les enfants atteints de cancer et de maladies graves, mais aussi des associations s'occupant de ces enfants que Myschoolpulse entre en contact avec les enfants et leurs familles, et prend connaissance de leurs besoins.
Myschoolpulse travaille ainsi en partenariat avec le Children's Cancer Center of Lebanon (CCCL), affilié au St. Jude Children's Research Hospital de Memphis, situé au sein du Centre médical de l'AUB. « Le centre hospitalier assure déjà les cours aux élèves des classes de troisième et de terminale, pour les préparer au brevet et au bac », précise Mireille Nassif, soulignant que Myschoolpulse permettra de combler le vide et de scolariser les enfants de tous les âges. La fondation collabore également avec l'association Oumnia, qui œuvre au service des enfants malades, plus spécifiquement auprès de l'Hôpital libanais Geitaoui, de l'Hôtel-Dieu de France et de l'Hôpital Rizk.
Financer des salles de classe à l'hôpital
« En juillet 2010, Myschoolpulse a déjà financé, conjointement avec l'AUB, des cours intensifs d'anglais à l'intention d'enfants malades ayant obtenu leur bac et désireux d'être admis dans des universités anglophones », affirme Mme Nassif. Elle évoque aussi le cas de Hussein, un adolescent en classe de première qui a été opéré d'une tumeur au cerveau et qui ne peut plus être scolarisé. « Nous lui assurons des cours particuliers dans les matières scientifiques, tout le long de l'année. Quant aux cours de français, ils lui sont donnés à titre bénévole par le doyen d'une école privée », indique-t-elle. Elle raconte enfin l'histoire de Abed, un enfant de 12 ans qui bénéficie de cours de soutien financés par Myschoolpulse. Souffrant de troubles intestinaux, il présente d'importantes lacunes parce qu'il rate fréquemment l'école.
Mireille Nassif n'entend pas s'arrêter là. Elle voudrait parvenir, à moyen terme, à financer des salles de classe en milieu hospitalier, comme celle où son fils aimait travailler lorsqu'il était hospitalisé à Londres. « Les enfants malades s'y retrouvent. Ils ont un ou plusieurs enseignants, comme à l'école. Cela leur permet de poursuivre parallèlement leur chimiothérapie ou leurs autres traitements et leur fait beaucoup de bien », note-t-elle. Elle envisage donc de recruter des bénévoles, mais aussi d'embaucher des enseignants à plein-temps dans les hôpitaux.
C'est dans cet objectif qu'elle continuera à organiser des événements sportifs, mais aussi des soirées musicales, au profit de Myschoolpulse, en mémoire de son fils emporté trop tôt par la maladie.
Pour soutenir Myschoolpulse, inscrivez-vous en ligne sur le site de l'association www.myschoolpulse.com ou achetez vos billets auprès de Virgin.
Pour plus de renseignements, visitez le site Web, envoyez un courriel à l'association à
info@myschoolpulse.com ou contactez Lara Hage au 03/804381.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine