Sleiman poursuit sa mission de « pompier » pour faire baisser la tension politique
OLJ /
le 22 juillet 2010 à 00h19
Pour la seconde journée consécutive, le président Michel Sleiman a multiplié les contacts avec les chefs des blocs parlementaires et avec les pôles du pays pour tenter de faire baisser la tension politique. Après le général Michel Aoun et Mohammad Raad, mardi, le président Sleiman s'est entretenu hier avec le chef du Courant des Marada Sleimane Frangié, le président Amine Gemayel et le ministre Boutros Harb. Aucune déclaration n'a été faite à l'issue de ces entretiens, mais les informations ayant filtré à la presse ont précisé que le chef de l'État a fait appel au sens national de toutes les parties pour épargner la population et éviter de nouvelles escalades de violence qui ne pourraient que servir les intérêts d'Israël. Le président Sleiman a demandé à ses interlocuteurs de privilégier le dialogue calme et rationnel sur les réactions impulsives, pour éviter que des développements externes aient des répercussions sur la situation interne. Il a tenu aussi le même langage aux membres du Conseil des ministres au cours de la réunion qui s'est tenue dans l'après-midi d'hier à Baabda. Cette attitude du président de la République a d'ailleurs suscité des réactions positives dans la plupart des milieux politiques. Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a ainsi salué la tentative du chef de l'État de calmer le jeu et de rappeler à tous que l'unité interne doit primer sur toutes les autres considérations. Le député Ammar Houri, membre du bloc « Liban d'abord » (bloc Hariri), a aussi déclaré dans un entretien radiophonique que l'initiative du chef de l'État va dans le bon sens et vise à mettre un terme à la radicalisation des positions politiques. Au passage, M. Houri a estimé que si le secrétaire général du Hezbollah compte hausser encore le ton dans son discours prévu dimanche, il sera en train de fermer les portes du dialogue et les propos agressifs, selon lui, ne servent à rien. Le chef du parti Najjadé, Moustapha Hakim, a estimé de son côté que l'action du président confirme son rôle de président consensuel. Il l'a aussi comparé au pompier qui intervient pour éteindre les incendies. M. Hakim a enfin conclu que les Libanais sont condamnés à s'entendre...
Pour la seconde journée consécutive, le président Michel Sleiman a multiplié les contacts avec les chefs des blocs parlementaires et avec les pôles du pays pour tenter de faire baisser la tension politique. Après le général Michel Aoun et Mohammad Raad, mardi, le président Sleiman s'est entretenu hier avec le chef du Courant des Marada Sleimane Frangié, le président Amine Gemayel et le ministre Boutros Harb. Aucune déclaration n'a été faite à l'issue de ces entretiens, mais les informations ayant filtré à la presse ont précisé que le chef de l'État a fait appel au sens national de toutes les parties pour épargner la population et éviter de nouvelles escalades de violence qui ne...
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