Pour nous, la majorité silencieuse, qui accepte toutes les decisions, qu'elles soient administratives ou politiques, nous pensons qu'à la base de tous nos ennuis il y a les groupes armés, qu'ils soient palestiniens ou du Parti de Dieu, qui n'acceptent aucun compromis et qui veulent imposer à tout le Liban leur façon de vivre et leur façon d'aimer.
Dès qu'une décision, qu'elle émane de l'ONU ou de notre État branlant, est prise, il y a une lignée de députes, de ministres, de personnalités qui poussent des hauts cris, pour la faire reporter ou disparaître.
Le Liban a besoin d'une assise solide pour imposer, dans ce pays multiracial, tout d'abord sa justice, puis son économie et sa façon de vivre et, enfin, ses décisions judiciaires qui doivent être appliquées sans compromis.
Quand un officier de l'armée est assassiné par des miliciens et que, un mois plus tard, les coupables sont libérés, à cause d'interventions à tous les niveaux, quand tous ces crimes commis pendant 5 années demeurent impunis et leurs auteurs introuvables, quand la justice est bafouée, les juges accusés, le Tribunal international traité comme s'il s'agissait d'un tribunal de mafieux, la situation au Liban ira de mal en pire, car, je m'excuse de le dire, le vrai peuple ne croit plus à la justice. Dressez les potences, ai-je écrit un jour, car pour remettre les choses en place il faut être ferme et le demeurer.
Ce pays merveilleux qui a nom Liban, le seul pays vraiment libre dans un environnement hostile, doit être le porte-drapeau de la liberté d'expression dans ce Moyen-Orient qui s'enferme de plus en plus dans l'obscurantisme et la dictature.
Préservez le Liban, c'est l'avenir de nos enfants qui est en jeu.


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