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Liban - Assassinat Hariri

Levée de boucliers contre le discours musclé de Nasrallah sur le TSL

Le discours, vendredi soir, du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans lequel il a qualifié le Tribunal spécial pour le Liban de complot contre le pays et la région, a suscité des réactions immédiates dans les rangs du 14 Mars pour condamner le rapport fait par sayyed Nasrallah entre le tribunal et l'arrestation de trois espions de la compagnie alfa. En effet, le député du Bloc du futur Ahmad Fatfat a estimé que les raisons derrière les incidents du 5 mai 2007 ne se limitaient pas au dossier des télécoms, mais avaient aussi dans le temps un lien avec le dossier de l'aéroport international de Beyrouth et surtout avec la violation de la souveraineté de l'État à ces deux niveaux. "Si Israël contrôlait les télécoms libanais comme Nasrallah l'affirme, il aurait pu facilement effacer la base de données qui inculpe ses espions et collaborateurs et grâce à laquelle les forces de sécurité et l'armée ont pu les découvrir", a ajouté M. Fatfat.

En attendant la publication, en automne, de l'acte d'accusation, le Hezbollah se déchaîne contre le TSL.

Évoquant le lien établi par le secrétaire général du Hezb entre le réseau des télécoms et le TSL, M. Fatfat a considéré cette théorie d'entièrement réfutable, assurant que l'enquête est basée sur des données scientifiques et non sur des slogans politiques. "S'il existe réellement des espions au sein des télécoms qui ont falsifié les informations présentées aux enquêteurs, qu'on les envoie au tribunal et qu'on les juge", a demandé le député du 14 Mars. Et à ajouter que le tribunal ne juge ni des organisations ni des gouvernements, mais des personnes : " S'il existe des personnes qui méritent d'être condamnées, même au sein du Courant du futur, je les condamnerai moi-même", a assuré M. Fatfat.

 

De son côté, le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, a considéré qu'il ne faut pas réagir à un acte d'accusation qui n'est pas encore énoncé, et qu'il est inacceptable de juger au préalable le travail de la plus grande instance judiciaire internationale dont le but essentiel est de protéger la vie politique au Liban et d'y mettre un terme aux assassinats. "Ce parti qui accuse le TSL d'être politisé et qui rejette au préalable les résultats de son enquête semble, à mon avis, ressentir une certaine menace", a ajouté M. Zahra.

 

Nasrallah avait estimé, vendredi, que l'affaire des espions présumés de la compagnie de téléphonie mobile alfa et le Tribunal spécial pour le Liban sont étroitement liés. Selon lui, l'infiltration d'"agents" israéliens dans les télécoms aura une répercussion directe sur l'enquête du TSL: "Tout ce qui est lié aux télécoms mènera à l'enquête", avait-t-il dit. "Les Israéliens qui se tiennent impuissants face à la solidité de la Résistance misent sur un nouveau projet, celui du tribunal international", a-t-il ajouté. "Ils misent sur un acte d'accusation fabriqué qui mettra en cause le Hezbollah", a assuré Nasrallah. Le réseau fixe de communications téléphoniques du Hezbollah tire son importance du fait qu'il est imperméable aux tentatives israéliennes d'infiltrage, a-t-il expliqué, estimant que la décision de le démanteler en 2007, qui avait conduit aux incidents du 7 mai, étaient d'inspiration israélienne. "Je n'accuse pas les dirigeants et les ministres de quoi que ce soit, mais je leur demande d'enquêter pour voir qui les avait impliqués dans cette affaire", a-t-il dit, les incitant à "remonter à la source pour démasquer l'instigateur israélien".

Rappelons qu'un rapport préliminaire des enquêteurs internationaux avait révélé que des informations avaient été collectées grâce à des communications effectuées via des portables le jour de l'assassinat. En mai 2009, un article du magazine allemand Der Spiegel a mis en cause le parti chiite dans l'assassinat de M. Hariri, citant des sources proches du TSL, qui s'est refusé à tout commentaire.

Évoquant le lien établi par le secrétaire général du Hezb entre le réseau des télécoms et le TSL, M. Fatfat a considéré cette théorie d'entièrement réfutable, assurant que l'enquête est basée sur des données scientifiques et non sur des slogans politiques. "S'il existe réellement des espions au sein des télécoms qui ont falsifié les informations présentées aux enquêteurs, qu'on les envoie au tribunal et qu'on les juge", a demandé le député du 14 Mars. Et à ajouter que le tribunal ne juge ni des organisations ni des gouvernements, mais des personnes : " S'il existe des personnes qui méritent d'être condamnées, même au sein...
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