Batroun, transportée par un ballet entre romance et violence
La troupe de danse Sukhishvili a ouvert le Festival de Batroun jeudi soir sur du ballet géorgien.
OLJ / Par Sara KADAOUI,
le 17 juillet 2010 à 23h30
À Batroun, les derniers rayons de soleil s'éteignent à l'horizon. Les ruelles étroites mènent les pas égarés dans le sens de la pente, jusqu'au niveau de la mer où demeure fièrement depuis le IXe siècle av. J-C la forteresse phénicienne. C'est ce site chargé d'histoires et de civilisations, qui verra se dérouler jusqu'au 28 août un festival international, où auront lieu multiples concerts et représentations artistiques. À Batroun, les gens applaudissent au rythme des tambours tandis que les danseurs de Sukhishvili se livrent à des chorégraphies habiles, entre violentes batailles et jeux de séduction. Si les danseuses aux longues tresses vêtues de robes immaculées se sont plues à se rendre difficiles, les cœurs des spectateurs, eux, ont bel et bien été conquis. C'est entre romance et violence qu'a balancé l'atmosphère de Batroun, sur le rythme d'un orchestre tout droit venu de Géorgie. La complicité tacite entre les spectateurs et les danseurs a résonné dans toute la ville, ranimant l'historique frontière phénicienne d'une nouvelle cadence. Peut-être était-ce l'énergie des prestations, la vitesse de l'enchaînement des chorégraphies qui a transporté cette ville libanaise qui transcende l'histoire. Peut-être étaient-ce les costumes, dont la diversité s'est merveilleusement couplée à un jeu de lumière adapté. Peut-être étaient-ce les pas de souris des princesses, qui semblaient glisser délicatement autour de leurs soupirants, un sourire candide aux lèvres. Peut-être la grâce des batailles, la beauté de la violence qui a opposé les rivaux. Peut-être aussi que les feux d'artifice qui ont clos le spectacle ont donné comme un air enchanté à la scène culturelle et artistique qu'a toujours été Batroun. Peut-être était-ce finalement un tout. Un ballet moderne sur un site historique, des danseurs impétueux en entente avec des spectateurs captivés, une organisation réussie, des couleurs, de la magie.
À Batroun, les derniers rayons de soleil s'éteignent à l'horizon. Les ruelles étroites mènent les pas égarés dans le sens de la pente, jusqu'au niveau de la mer où demeure fièrement depuis le IXe siècle av. J-C la forteresse phénicienne. C'est ce site chargé d'histoires et de civilisations, qui verra se dérouler jusqu'au 28 août un festival international, où auront lieu multiples concerts et représentations artistiques.À Batroun, les gens applaudissent au rythme des tambours tandis que les danseurs de Sukhishvili se livrent à des chorégraphies habiles, entre violentes batailles et jeux de séduction. Si les danseuses aux longues tresses vêtues de robes immaculées se sont plues à se...
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