Rechercher
Rechercher

Liban - Patrimoine

Redécouvrir la vallée de Qadisha

Lieu unique abritant des monastères parmi les plus anciens au monde, la vallée de Qadisha a récemment fait la une des médias après la menace de l'Unesco de la rayer de sa liste du patrimoine mondial de l'humanité. Certains habitants ont décidé de réagir.

Les grottes de la vallée de Qadisha : un lieu de retraite unique.

Qadisha. Un nom qui résonne pour beaucoup comme la promesse d'un lieu de paix, de silence et de spiritualité. Dès les premiers siècles de la chrétienté, la vallée a en effet accueilli les chrétiens primitifs qui ont utilisé leur foi et leur ingéniosité pour bâtir des monastères à même la roche. Ces lieux ont été classés par l'Unesco en 1998 comme site protégé et patrimoine mondial de l'humanité. Hormis cette reconnaissance, il constitue un des pôles d'attraction majeur pour les touristes et les écotouristes du monde entier. Le Liban en accueille chaque année des milliers venant contempler cet espace unique au monde ou encore profiter d'un lieu de retraite idéal.
C'est ce patrimoine que le père Tawk, prêtre de la paroisse de Bécharré, veut aujourd'hui faire redécouvrir. Ce dernier a été très touché par les récents articles de presse et les reportages télévisés - qui ont tourné à la foire d'empoigne - sur la question des atteintes à l'environnement dans la région. Il a donc convié la presse à un parcours allant du monastère de Saint-Élysée à l'Oasis de Ouyoun Orgosh, en passant par les incontournables Cèdres de Dieu, derniers survivants d'une forêt sacrée qui a fourni pendant des siècles un matériau de construction des plus prisés.
Ce rendez-vous a été l'occasion de rencontrer les personnes impliquées depuis des années dans la préservation de ces sites exceptionnels. Riad Keyrouz, qui dirige le Comité de sauvegarde de Qadisha (Cosaq), a rappelé qu'il s'agissait du premier site choisi par l'Unesco pour son caractère « à la fois religieux, humain et naturel » exceptionnel. À l'occasion d'une conférence dans le monastère de Mar Lichaa, l'historien Abdo Badwi et Fadi Baroudy, qui a arpenté les nombreuses grottes de la région, ont présenté dans les détails les trésors que recèle la vallée. On apprend que celle-ci a été le lieu de naissance de l'art pictural libanais (en témoigne le tableau du Couronnement de la Vierge, découvert à Qannoubine). Ou encore que des momies datant du XIIIe siècle sont restées intactes grâce aux propriétés conservatrices de la grotte qui les abrite à Assi al-Hadath.
Sous la voûte naturelle du monastère de Mar Lichaa, le professeur Antoine Khoury Halab a clos la conférence en appelant au « soulèvement », un cri du cœur pour signifier que face à l'urgence de la situation, les gens de la région et les Libanais dans leur ensemble doivent réagir fort afin de protéger leur patrimoine. Partant de ce même principe, une pétition circule actuellement sur le web appelant le gouvernement à durcir la loi pour prémunir le site contre les attaques qu'il subit. Celle-ci a réuni plus de 7 000 signatures.
Qadisha. Un nom qui résonne pour beaucoup comme la promesse d'un lieu de paix, de silence et de spiritualité. Dès les premiers siècles de la chrétienté, la vallée a en effet accueilli les chrétiens primitifs qui ont utilisé leur foi et leur ingéniosité pour bâtir des monastères à même la roche. Ces lieux ont été classés par l'Unesco en 1998 comme site protégé et patrimoine mondial de l'humanité. Hormis cette reconnaissance, il constitue un des pôles d'attraction majeur pour les touristes et les écotouristes du monde entier. Le Liban en accueille chaque année des milliers venant contempler cet espace unique au monde ou encore profiter d'un lieu de retraite idéal.C'est...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut