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Liban - L’Éclairage

L’épouvantail de l’implantation, nouveau paravent-bouclier pour le Hezbollah

Des sanctions en cascade pour le nucléaire iranien. Pour d'autres, un acte d'accusation du TSL qui leur pend au nez. Et toujours le plan, le feuilleton à épisodes visant à empêcher la résurrection d'un État libanais digne de ce nom. Pour beaucoup d'observateurs du cru, comme de diplomates arabes ou occidentaux, il est clair que le fameux « remote control » agite maintenant le spectre de l'implantation palestinienne au Liban pour mieux diviser les Libanais, afin de s'en servir encore mieux comme carte de pression, de riposte ou de chantage. En renforçant du même coup ceux d'entre eux qui restent fermement loyaux à l'axe d'acier Damas-Téhéran. Dans ce cadre, et dans cet esprit, le péril de l'implantation constitue un argument de poids supplémentaire en faveur de l'armement du Hezbollah, fondamentalement, viscéralement opposé à une telle perspective.
Farès Souhaid, coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, observe que des parties locales qui participent au comité du dialogue tentent de larguer les engagements pris antérieurement à l'unanimité, par rapport au soutien dû au tribunal international, au respect des résolutions internationales, au démantèlement des bases palestiniennes hors des camps, au tracé des frontières ou à l'armement du Hezbollah. S'interrogeant sur les raisons de cette dérobade, l'ancien député subodore qu'elle découle d'un plan visant à retirer au Liban la protection de l'ombrelle onusienne, ou toute autre couverture. Pour lui, les parties concernées cherchent à gommer les arrangements conclus pour mieux faire main basse sur les potentialités du pays.
Ces propos interviennent alors que la télécommande extérieure s'active fébrilement pour multiplier les scènes d'empoignade entre Libanais sur divers sujets. La vedette revenant, pour la phase présente, au dossier redoutablement litigieux des réfugiés palestiniens, de leurs droits humanitaires et sociaux, qui font l'unanimité, mais surtout de leurs droits civils, donc politiques, qui font cassure. D'autant qu'on ne peut les évoquer, en bonne logique, en faisant abstraction de leurs devoirs, remplis au degré zéro. Et même bien en dessous puisque les camps, à la faveur de leur extraterritorialité, sont des antres notoires d'extrémisme facilement terroriste, comme c'était le cas à Nahr el-Bared, et de crime organisé.
La polémique a été déclenchée par les quatre propositions de loi présentées par Walid Joumblatt, qui réclame notamment que les Palestiniens se voient accorder le droit de propriété au Liban, ce qui a provoqué une large levée de boucliers. Au stade actuel, des tentatives sont déployées pour dénouer la tension et éviter la rupture. Le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, Robert Ghanem, demande pour cet organisme un délai supplémentaire d'étude de deux mois. De son côté, le Courant du futur négocie un projet unifié avec les composantes du 14 Mars, notamment avec les formations chrétiennes, très sensibilisées sur cette question palestinienne qui avait provoqué la guerre civile de 1975. Le chef du groupe haririen, le président Fouad Siniora, s'active beaucoup en tant que Sidonien. Secondé par le député Nouhad Machnouk, il s'efforce de placer son projet auprès de tous. Et il a ainsi discuté, à son bureau, avec le général Michel Aoun, avec le président Nabih Berry ainsi qu'avec le directoire du Hezbollah, avant d'envoyer des émissaires consulter le patriarche Sfeir puis de s'entretenir avec l'ambassadeur palestinien Abdallah Abdallah ainsi qu'avec diverses fractions palestiniennes.
Les loyalistes, pour qui il est évident que le bataclan a été soulevé sur instructions extérieures, il est vital d'éviter le piège d'une césure confessionnelle sur la question palestinienne. Il faut tout faire, assurent-ils, pour que les Libanais accordent leurs violons à ce propos, car il y va de l'intérêt national. Cela étant, l'urgence va aux considérations humanitaires, les conditions de vie dans les camps étant abominables. Mais le Liban n'a pas les moyens d'assurer la charge sociale des réfugiés, ni de prendre la relève de l'Unrwa, et les officiels palestiniens soulignent eux-mêmes qu'il n'est pas question de s'en dispenser.
Des sanctions en cascade pour le nucléaire iranien. Pour d'autres, un acte d'accusation du TSL qui leur pend au nez. Et toujours le plan, le feuilleton à épisodes visant à empêcher la résurrection d'un État libanais digne de ce nom. Pour beaucoup d'observateurs du cru, comme de diplomates arabes ou occidentaux, il est clair que le fameux « remote control » agite maintenant le spectre de l'implantation palestinienne au Liban pour mieux diviser les Libanais, afin de s'en servir encore mieux comme carte de pression, de riposte ou de chantage. En renforçant du même coup ceux d'entre eux qui restent fermement loyaux à l'axe d'acier Damas-Téhéran. Dans ce cadre, et dans cet esprit, le péril de l'implantation constitue un argument de...
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