Au terme de la cérémonie, l'ancien député Mansour Ghanem el-Bone donnera un déjeuner en son honneur, auquel ont été invités, selon l'agence locale al-Markaziya, le chef du CPL, le général Michel Aoun, en même temps que les députés et les forces actives de la région. Toujours selon al-Markaziya, le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, n'y a pas été invité.
Le général Aoun ne compte pas cependant y prendre part. Le chef du CPL, qui a effectué hier une tournée à Jounieh, a confirmé, en réponse aux questions de la presse, qu'il ne participera pas au déjeuner, rappelant qu'aux dernières législatives, son parti avait « interdit à ses partisans de célébrer leur victoire, alors qu'au Kesrouan des moutons avaient été peints en orange pour qu'ils soient égorgés à l'annonce des résultats ». « Ce n'est pas de cette manière que les habitants du Kesrouan et que les chrétiens se comportent. Pour cette raison, je ne me rendrai chez Mansour Ghanem el-Bone que s'il présente publiquement ses excuses pour cette erreur ou qu'il dise qu'il n'en était pas au courant », a-t-il dit.
En réponse à une autre question, il a indiqué qu'il n'a pas « reçu, comme les autres députés, une invitation à assister à la messe de consécration de l'église des Saints-Sarkis-et-Bakhos », ajoutant qu'il a adressé un appel sur les antennes de l'OTV à tous les Libanais, et plus particulièrement aux partisans du CPL, pour participer à l'accueil qui sera réservé au patriarche. M. Aoun a ensuite indiqué qu'en dépit des divergences de vues politiques avec le patriarcat, il n'est pas en conflit avec Mgr Sfeir. Il a rappelé dans ce cadre sa participation à l'une des réunions du Conseil des évêques maronites durant laquelle il avait répondu aux questions des prélats.
À Dimane, Mgr Sfeir, qui a reçu une délégation de Brésiliens originaires du Liban, a invité les émigrés à visiter régulièrement le Liban et à maintenir le contact avec la patrie mère.

