« La campagne contre la France a commencé par les attaques contre les unités françaises au Liban-Sud et se poursuivent d'une façon ou d'une autre politiquement et par voie de presse », a noté M. Geagea dans une déclaration.
Évoquant les critiques contre le projet d'accord de sécurité entre les deux pays, M. Geagea dit : « Si certains ont des remarques à faire au sujet de ce projet, ils devraient attendre que le texte parvienne à la Chambre, et qu'il soit soumis aux commissions puis à l'assemblée plénière pour avancer leurs observations loin de tout fanatisme et de toute rudesse. »
Selon lui, les attaques contre le projet « dissimulent des arrière-pensées politiques qui n'ont rien à voir avec la teneur du texte ». « Certains, a-t-il dit, protestent contre le passage qui prévoit des efforts conjoints pour combattre le terrorisme. »
« Mais que peut-on mettre dans un accord de sécurité ?
Qu'il ne faut pas déployer des efforts communs pour combattre le terrorisme ? Ou alors qu'on va combattre une partie du terrorisme ? » a ironisé M. Geagea.
« Si certaines parties considèrent que la définition américaine du terrorisme est différente de la libanaise, vont-ils aller jusqu'à considérer que la définition française ou européenne est elle aussi différente ? » s'est-il demandé.
« Le cas échéant, l'univers extérieur du Liban se réduirait à la banlieue, à la Syrie et à l'Iran et plus personne n'aurait le droit de parler avec quiconque hormis ceux-là », a-t-il dit.
Selon lui, « toutes ces attaques contre la France sont motivées par le fait qu'elle était à l'avant-garde du projet de sanctions contre l'Iran à l'ONU ».
« Il n'est pas permis de détruire les relations historiques entre le Liban et la France pour servir les intérêts nucléaires iraniens », a-t-il lancé.

