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Liban - Séminaire

Le secteur économique libanais « rouillé et peu compétitif »

Des réformes économiques pour soigner la société.
C'est sur le thème du développement social par le biais des réformes économiques que l'Ipalmo, un institut italien pour la promotion du dialogue interrégional, a organisé un séminaire de deux jours à la bibliothèque du Parlement. Nombreux hauts responsables libanais et italiens étaient présents à cette table ronde en faveur d'un développement sans conséquences sur l'endettement déjà très élevé du Liban. Cette discussion a réuni aux côtés du directeur de l'Ipalmo Gianni de Michelis et l'ambassadeur d'Italie Gabriele Checchia, et de nombreux ministres, députés et ténors économiques des deux pays. Parmi eux, les ministres du Travail Boutros Harb, et des Affaires sociales Sélim Sayegh, ainsi que les députés Ghazi Youssef, Ibrahim Kanaan et Robert Ghanem, mais aussi entrepreneurs, représentants d'ONG et académiciens.
Crises politiques, règlementation obsolète, corruption, rigidités administratives : l'état des lieux révèle un secteur économique libanais « rouillé et bien peu compétitif ». « La situation empire clairement. Nous avons perdu des points dans tous les domaines, hormis celui des taxes, où nous en avons gagnés », a affirmé Nicolas Nahas, vice-président de l'association des industriels libanais. Précisément, l'Ipalmo a voulu rassembler les experts en économie des deux pays, mais également des représentants de la société civile dans un seul but : travailler ensemble sur les racines des problèmes et trouver les solutions à même d'assurer de meilleures conditions sociales.
Il n'en reste pas moins que cette tâche s'est avérée difficile compte tenu de l'état chaotique des statistiques sociales au Liban. Les chiffres étant soit dépassés, soit erronés, la situation socio-économique du pays reste insondable. Maha Yahya, conseillère régionale à l'UN-Escwa, a souligné que « dans les informations mises à disposition par une même institution, on peut trouver un flot de statistiques qui se contredisent ». Ces conflits de méthodologie ont considérablement affecté la crédibilité des sources disponibles. Ainsi le Liban s'est-il retrouvé dans une situation indéchiffrable, ce qui a fini par désorienter les projets de réforme et renforcer la méfiance des investisseurs.
Par ailleurs, si l'État paraît en savoir bien peu sur la société, le manque d'information est réciproque. En effet, les décisions parlementaires ont coutume de se faire « derrière des portes closes », selon l'expression de Samir Nasr, PDG du groupe CEE. « Il est impératif que la population soit tenue au courant de l'avancement des projets de réforme », a-t-il souligné.
En réalité, les conclusions de ce séminaire mettent principalement en cause un refrain hélas trop connu de la population libanaise : instabilité politique, bureaucratie corrompue, non-adaptation du niveau éducatif aux exigences du marché du travail, etc. Les défis qui attendent le Liban sont de taille. Reste à espérer que les députés présents au séminaire se décident à enclencher de nouvelles réformes ou, pour le moins, faire en sorte que les lois déjà votées en ce sens soient enfin appliquées.
C'est sur le thème du développement social par le biais des réformes économiques que l'Ipalmo, un institut italien pour la promotion du dialogue interrégional, a organisé un séminaire de deux jours à la bibliothèque du Parlement. Nombreux hauts responsables libanais et italiens étaient présents à cette table ronde en faveur d'un développement sans conséquences sur l'endettement déjà très élevé du Liban. Cette discussion a réuni aux côtés du directeur de l'Ipalmo Gianni de Michelis et l'ambassadeur d'Italie Gabriele Checchia, et de nombreux ministres, députés et ténors économiques des deux pays. Parmi eux, les ministres du Travail Boutros Harb, et des Affaires...
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