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Nos lecteurs ont la parole

Footez-leur la paix !

Par Nahi LAHOUD
Je me permets aujourd'hui de parler d'un sujet qui passionne au moins la moitié de la planète. Il s'agit de la Coupe du monde de football 2010 qui se déroule en Afrique du Sud. Certes, le Brésil est favori et ne cache pas que sa seule obsession est d'accrocher à son blason une sixième étoile. D'ailleurs, au pays des adeptes du « futebolarte », tout autre résultat serait vécu comme un drame. Pour contrer cette « Seleçåo » festive et archifavorite, quatre sélections alignent aussi quelques prétentions. En premier lieu, la robuste Mannschatt de Klose, l'Albiceleste de Maradona qui implore le petit Lionel de faire un miracle en lui disant « Venez divin Messi ». Les Pays-Bas de Robben, marinés à l'orange, ont du jus, de même que l'Espagne de Villa le toréro-conquistador, qui est décidé à planter ses banderilles dans le cou de Ronaldo...
Là, il ne faut jamais sous-estimer les sans-grades, les petits du Mondial. S'ils affichent surtout la volonté d'éviter la bérézina, tous rêvent en secret d'un coup d'éclat. Et ils viennent de le prouver, à l'image d'un Ghana flamboyant, d'un Japon kamikaze et samouraï et d'une valeureuse Slovaquie qui a terrassé la Squadra Azzurra, championne du monde jouant comme un... pied ! Seuls les fennecs algériens, fils du désert, ont péché par excès dans une étendue de... gazon où ont été ensevelies leurs ambitions.
Personnellement, j'ai toujours été un fervent supporter de l'Italie. Hélas, j'ai dû déchanter cette fois. Les Italiens méritent bien leur élimination malgré les erreurs d'arbitrage, qui deviennent plus que fréquentes. Le cerveau englué dans un catenaccio improductif, et les jambes empêtrées dans des une-deux totalement stériles. Cannavaro, Gattuso et Zambretta devraient prendre leur retraite au plus vite. Heureusement que Marcelo Lippi, l'entraîneur le plus capé de tous les temps, a courageusement reconnu sa responsabilité. Je ne comprends toujours pas comment on a pu donner le Ballon d'or 2006 à Fabio Cannavaro. On aurait dû lui retirer son galon de capitaine. Quand à la France, n'en parlons pas : elle a été en dessous de tout. Mais ce qui me chagrine et surtout me choque en premier lieu dans cette Coupe du monde, ce sont les réactions des médias et de l'opinion publique. Certes, ils ont tous les droits de critiquer les contre-performances des Bleus et des Azzurri. Mais ils n'ont aucunement le droit de les insulter. Raymond Domenech n'est pas un entraîneur sympathique ; il n'est pas non plus un homme sociable ; mais de là à porter atteinte à son honneur... Cela, je le réprouve vigoureusement. On l'a traité de tous les noms, on l'a calomnié, on l'a sali. C'est inacceptable ! L'homme va prendre sa retraite. Cessez de vilement le tacler.
Venons-en aux fautes d'arbitrage. Un profane, voire un aveugle, n'aurait pu contester le but refusé à Frank Lampard contre l'Allemagne. Ou le hors-jeu flagrant d'Oscar Tevez contre le Mexique. Messieurs les arbitres, c'est vous qui êtes hors-jeu, c'est vous qui méritez un carton rouge. Vous passez à côté des matchs. Vous dribblez d'incompétence. Et là, je ne comprends pas l'attitude négative de Sepp Blatter, président de la FIFA, et de Michel Platini, président de l'UEFA, qui refusent toujours l'assistance-vidéo. Au tennis, il y a 9 arbitres, et le terrain fait la superficie de la surface de réparation. Pourtant, on y a recours à l'œil électronique de la vidéo. Il n'est plus permis que le résultat d'un match de football soit décidé par un seul homme. Cet homme en noir (qui ne l'est plus d'ailleurs) devrait faire son deuil pour son avenir. Alors messieurs, grouillez-vous : réparez les erreurs novices de certains arbitres et faites assainir la qualité du jeu, car depuis belle lurette, le niveau du football interplanéraire est tombé bien bas. Qui se souvient de la magnifique finale Brésil-Suède de 1958, qui s'était soldée par un magistral 5-2 ? Ou encore de la demi-finale de 1970 au Mexique, opposant l'Italie à l'Allemagne, et qui s'était terminée par un palpitant 4-3 (avec prolongations) ? Voilà deux matchs d'anthologie footbalistique que nous ne reverrons pas de sitôt. Alors de grâce encore, messieurs de l'UEFA et de la FIFA, qu'on nomme grands et tellement charitables, ramenez-nous au football d'antan. Le football de Pelé, Garrincha, Puskas, Yachine et compagnie. Et vous, les messieurs des médias, arrêtez de lyncher les entraîneurs et les joueurs. Footez-leur la paix ! D'ailleurs, ils sont en train de ficher le camp, à la queue leu leu.
Je me permets aujourd'hui de parler d'un sujet qui passionne au moins la moitié de la planète. Il s'agit de la Coupe du monde de football 2010 qui se déroule en Afrique du Sud. Certes, le Brésil est favori et ne cache pas que sa seule obsession est d'accrocher à son blason une sixième étoile. D'ailleurs, au pays des adeptes du « futebolarte », tout autre résultat serait vécu comme un drame. Pour contrer cette « Seleçåo » festive et archifavorite, quatre sélections alignent aussi quelques prétentions. En premier lieu, la robuste Mannschatt de Klose, l'Albiceleste de Maradona qui implore le petit Lionel de faire un miracle en lui disant « Venez divin Messi ». Les Pays-Bas de Robben, marinés...
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