Au moment où l'État doit faire face à une dette mirobolante qui fait du Liban un des pays les plus endettés au monde, cette corruption profite à quelques privilégiés, consultants et entrepreneurs, qui gravitent dans les hautes sphères de l'État, et réduit les bienfaits sociaux dont devraient profiter les classes pauvre et moyenne.
Je voudrais rapporter uniquement quelques exemples flagrants, car la liste est longue. En effet, pourquoi retrouve-t-on les mêmes consultants qui raflent tous les contrats d'études par des appels d'offres le plus souvent arrangés ?
Par quel miracle la plupart des études dont l'objet est la topographie, l'architecture, les ouvrages d'art, les études hydrauliques, les barrages sont-elles adjugées aux mêmes bureaux de consultants, qui souvent sous-payent leurs ingénieurs qualifiés et dont les propriétaires se transforment en courtiers et hommes d'affaires pour engendrer des bénéfices énormes qui très souvent échappent au fisc ?
À titre d'exemple, parmi les privilégiés, on retrouve un bureau d'études qui monopolise souvent toutes les grosses études.
De même un bureau d'études dont le propriétaire porte le nom d'un ancien président de la République rafle des contrats qui ne sont pas de sa spécialité, uniquement par trafic d'influence.
Un parent d'un haut responsable monopolise des contrats dans une région sensible du Sud, chasse gardée d'un parti politique, tandis qu'un autre consultant se présente comme l'unique spécialiste des barrages.
De plus on apprenait par la presse dernièrement qu'un entrepreneur, connu au Liban et à l'étranger, s'est vu rembourser par la direction des douanes 2 millions d'euros.
Au moment où on demande aux ingénieurs expatriés de revenir travailler au Liban, et avant de subir le même sort que la Grèce, il est du devoir des hauts responsables de s'attaquer à la corruption qui gangrène l'administration et qui donne un mauvais exemple à tous nos jeunes ingénieurs, qui souvent brillent à l'étranger, mais qui hésitent à revenir dans ce climat de corruption généralisée.
C'est la tâche de notre président et du Premier ministre, qui nous ont promis que ce gouvernement d'union nationale serait aussi celui de la transparence et de l'élimination de la corruption.


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