Le président de la République en compagnie, hier, du vice-président du Sénat français. Photo Dalati et Nohra.
Accompagné du sénateur Jean Faure et de l'ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, M. Gaudin s'est entretenu avec le président de la République, Michel Sleiman, le Premier ministre, Saad Hariri, le président de la Chambre, Nabih Berry, le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, et le président du groupe parlementaire d'amitié Liban-France, le député Michel Murr.
Les relations bilatérales ont été au centre de l'entretien de M. Gaudin avec le président Sleiman, qui a rendu hommage au soutien de la France au Liban à tous les niveaux, notamment au sein des institutions internationales. Il a indiqué que le Liban était aux portes d'un chantier de réformes portant notamment sur la décentralisation administrative. De son côté, le vice-président du Sénat a mis en relief la profondeur des liens bilatéraux au fil des décennies, exprimant sa joie de voir le Liban bénéficier de la stabilité politique, sécuritaire et économique.
Durant son entretien avec le Premier ministre Saad Hariri, M. Gaudin a loué l'importance et la rapidité de l'essor économique du Liban. « Nous sommes venus dire au Premier ministre combien nous l'encourageons à poursuivre sur la voie du redressement », a-t-il ajouté, rappelant la solidité des liens historiques entre les deux pays. « Nous sommes très heureux de symboliser l'amitié entre la France et le Liban, c'est une relation ancestrale et c'est ma troisième visite au Liban », a-t-il renchéri.
Interrogé au sujet des pays de la région méditerranéenne (qu'il est actuellement en train de visiter), M. Gaudin a réitéré son intérêt envers l'Union pour la Méditerranée, affirmant que « tous les pays devraient y participer ». « D'abord car c'est notre intérêt, à Bruxelles et en Europe, et des crédits ont été largement donnés dans les pays du Nord, et moins autour de la Méditerranée. En parallèle, dans le cadre d'une bonne coopération décentralisée, nous pensons que nous apportons une pierre à l'édifice de la paix (...) et du développement », a-t-il expliqué.
Si M. Gaudin a ensuite soulevé des questions liées notamment aux affaires parlementaires avec le président Berry, à qui il a remis une invitation à se rendre à Marseille, il a focalisé son entretien avec le ministre Ziyad Baroud sur un dossier qui est la spécialité de ce dernier, à savoir la décentralisation administrative. Les deux hommes ont également évoqué une offre marseillaise d'assistance technique et de formation à la Défense civile.
Accueillant Jean-Claude Gaudin, l'ancien ministre Michel Murr a mis l'accent sur la situation régionale en ébullition en raison des multiples blocages, notamment du processus de paix et du dossier du nucléaire iranien. « C'est surtout maintenant que nous avons besoin du soutien de la France, notamment sur le plan européen et international, pour nous aider à sortir de cet état de guerre froide dans la région, et (...) pour essayer d'empêcher avec nous une dégringolade qui serait catastrophique pour le Liban », a-t-il indiqué. Pour sa part, M. Gaudin a estimé que le Liban devait conserver sa particularité, à savoir sa liberté, son indépendance, son respect des usages démocratiques et culturels, ainsi que des valeurs chrétiennes. Les deux hommes ont également évoqué le dossier de la décentralisation administrative.
Dans une conférence de presse à la Résidence des Pins, le vice-président du Sénat a indiqué qu'il avait mis en exergue dans ses entretiens avec les responsables libanais la nécessité de simplifier la décentralisation administrative pour la rendre accessible à tous les Libanais, notamment à travers les écoles primaires. Il a indiqué avoir évoqué avec M. Baroud la question d'un échange d'expertises avec Marseille pour le développement de la police municipale. Sur le plan politique, il a affirmé avoir ressenti un attachement de toutes les parties au cabinet d'union nationale en raison de son succès à maintenir la stabilité et, partant, la relance économique. Il a enfin précisé avoir adressé une invitation au Liban à participer à une conférence mondiale sur l'eau qui doit se dérouler à Marseille en 2012.


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