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Liban - Hommage

Le prix Hraoui au « patriarche de la liberté »

Au cours d’une cérémonie émouvante tenue dans la cour intérieure du patriarcat, le prix Président Élias Hraoui 2010 a été remis au chef de l’Église maronite, décrit comme « le patriarche de la liberté dans la tourmente des allégeances ».

Le patriarche Sfeir recevant son prix des mains de Mona Hraoui. Au centre, Khattar Hadathi. Photo Émile Eid

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier l'hommage de la Fondation Élias Hraoui, qui lui a remis son prix annuel, au cours d'une cérémonie émouvante qui s'est déroulée dans la cour intérieure du patriarcat maronite, à Bkerké.
La cérémonie s'est tenue en présence du chef de l'État Michel Sleiman et de son épouse, Wafa', du Premier ministre Saad Hariri ainsi que d'un nombre limité, mais choisi, de personnalités, au nombre desquels figuraient Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Vatican pour les Relations avec les États, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
Quand le président assiste personnellement à une cérémonie, le protocole interdit que les autres hauts responsables invités s'y fassent représenter. C'est la raison pour laquelle le président de la Chambre, Nabih Berry, ne s'est pas fait représenter à la cérémonie, a expliqué une source proche des organisateurs.
Présentée par le poète Henri Zgheib, la cérémonie a été marquée par des discours de Mgr Mamberti, Boutros Harb et Mona Hraoui, ainsi que par un intermède musical de Joumana Medawar. Elle a été précédée d'un aparté qui a regroupé le chef de l'Église maronite, le président Sleiman et M. Hariri.
Prenant en premier la parole, Mgr Mamberti a souligné que le prix Elias Hraoui va aujourd'hui au patriarche maronite, « qui, dans les circonstances les plus tragiques et surtout durant toute la période d'après-guerre et les multiples revirements, a été le témoin engagé et la boussole d'une société menacée de perdre ses repères, et donc la concrétisation quotidienne et vivante du Liban, message d'unité dans la pluralité ».
Pour sa part, le député Boutros Harb a rendu un vibrant hommage au patriarche Sfeir, « homme de dialogue qu'aucune déception ne décourage (...), voix de ceux qui n'ont pas de voix, voix de ceux qui ne peuvent défendre leurs droits, voix d'un legs de civilisation rempli de valeurs spirituelles et humaines ».
De son côté, Mona Hraoui a commencé par expliquer la philosophie du prix Élias Hraoui. Elle a précisé que « c'est le prix du retour aux institutions de l'État, comme références et repères pour tous les Libanais », sur le modèle de l'action du chef de l'État défunt « qui a œuvré avec constance pour le retour de la République des mini-États à l'État ».
Le prix Élias Hraoui est attribué à « des personnalités de premier plan qui ont œuvré et œuvrent pour la consolidation du pacte libanais du vivre-ensemble sous l'égide de la Constitution », a-t-elle encore dit, rendant hommage au récipiendaire : « Car il est le patriarche de la liberté, de l'esprit d'indépendance, dans la tourmente des allégeances, soumissions, capitulations et compromissions en matière de liberté. »
« Notre rassemblement, a ajouté Mona Hraoui, nous fait songer plus qu'à tout autre moment que le Liban est bien plus qu'un territoire (...) que le Liban est un ensemble de valeurs spirituelles et morales, de constantes agressées durant les années de guerre et d'après-guerre. »
Dans son mot de remerciement, le patriarche maronite a affirmé : « Il y aurait beaucoup de choses à dire au sujet du président Hraoui. Nous nous contentons ici de rappeler qu'il a conduit le navire libanais à bon port dans des circonstances très délicates, habile à faire preuve de souplesse, quand il le fallait, et à faire preuve de fermeté, quand la fermeté était nécessaire. »
Le patriarche a conclu en souhaitant au président Sleiman de « guider le pays à bon port ». « Le Liban vit au cœur du danger, dit-on, a conclu le patriarche Sfeir, mais ceux qui président à ses destinées, et en premier lieu vous, Monsieur le Président, sauront lui faire franchir les passes dangereuses, sachant que les patries ne grandissent véritablement qu'au pris de la sueur, du sang et des sacrifices de leurs fils. »
En conclusion, comme devait si bien le dire Mme Hraoui dans son intervention : « Le prix du président Hraoui (...) se trouve glorifié quand il est décerné au patriarche Sfeir, qui lui donne toute sa noblesse. »
Le comité fondateur du prix Élias Hraoui comprend quinze personnalités de tous horizons. Le prix a été décerné en 2009 à Ghassan Tuéni.

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier l'hommage de la Fondation Élias Hraoui, qui lui a remis son prix annuel, au cours d'une cérémonie émouvante qui s'est déroulée dans la cour intérieure du patriarcat maronite, à Bkerké.La cérémonie s'est tenue en présence du chef de l'État Michel Sleiman et de son épouse, Wafa', du Premier ministre Saad Hariri ainsi que d'un nombre limité, mais choisi, de personnalités, au nombre desquels figuraient Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Vatican pour les Relations avec les États, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.Quand le président assiste personnellement à une cérémonie, le...
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