Rechercher
Rechercher

Sport

Faites entrer les artistes


La Coupe du monde 2010 aborde aujourd'hui (déjà !) ses quarts de finale aux allures de « Copa Mercosur »*, tant la représentation sud-américaine est importante à ce niveau de la compétition.
À l'exception de quelques absents de marque (?) comme l'Italie, l'Angleterre et la France, toutes les grosses pointures du football mondial ont répondu à l'appel des quarts.
À tout seigneur, tout honneur. Marcello Lippi, sélectionneur des champions du monde en titre, a probablement confondu entre Coupe du monde de la FIFA et Coupe du monde des seniors. Ainsi, dans un groupe a priori facile, une Squadra Azzurra vieillissante a sombré corps et biens. En voulant « préserver ses forces » pour les tours suivants, l'Italie a surtout réservé son billet de retour pour Milan. Excès de confiance, sous-estimation de la force de l'adversaire, joueurs usés par une longue saison ? Les hypothèses restent diverses. Toujours est-il que les tifosi sont allés le cœur léger à l'enterrement de leur Nazionale.
Personne n'a versé une larme non plus au départ des Anglais renvoyés à la maison par leurs ennemis jurés, les Allemands. Le jeu proposé par les hommes de Fabio Capello était tout simplement médiocre, bien en dessous, en tout cas, des capacités annoncées. Certes, l'arbitre Larrionda a refusé un but parfaitement valable à Lampard, mais ça n'aurait rien changé. Les Allemands étaient trop forts et les Anglais trop fébriles. Ce match a livré cependant des évidences urgentes : l'Angleterre doit changer d'entraîneur et M. Larrionda d'opticien.
Et la France dans tout ça ? Emmenés par un entraîneur pour le moins génial, lui-même soutenu par un non moins génial président de la fédération, les Tricolores auront réussi la gageure d'être pendant quelques jours la risée de la planète entière. Ainsi, à défaut d'assurer le spectacle sur le terrain, ils l'auront assuré dans les coulisses. Simple confusion des genres sans doute. Logés dans un palace de luxe avec un traitement de nababs, les Bleus ont confondu le Mondial avec le festival international du cirque de Monte-Carlo. Du coup, ils se sont attelés à leur rôle d'amuseurs publics avec un zèle qui force le respect. Les portes du théâtre burlesque leur sont dorénavant ouvertes, Domenech en tête. La suite, on la connaît. Ni fleurs ni couronnes.
Les fans du Portugal, eux, sont allés le cœur lourd à son enterrement, tant cette équipe paraissait apte à élever son football au dessus de tous. Mais elle a eu droit à deux fossoyeurs de taille. L'Espagne, bien sûr, qui l'a parfaitement maîtrisée au stade des huitièmes, son entraîneur, ensuite. À défaut de ranger son ego au placard, Queiroz a préféré ranger Deco sur le banc de touche. Confinant son équipe dans un dispositif tactique ultradéfensif, l'entraîneur, sans doute un inconditionnel du fado, a précipité la perte des Lusitaniens.
Ces formalités accomplies, huit équipes se retrouvent maintenant en quarts de finale. Le Ghana, petit poucet de ce tour, cristallise désormais tous les espoirs du continent africain. Il sera confronté à l'Uruguay avec un avantage net pour ce dernier.
Le Brésil, éternel favori des Coupes du monde, regorge de techniciens hors pair. Mais les Néerlandais auront un bon coup à jouer, cet après-midi, dans la mesure où la Selecçao ne s'est pas encore mesurée à un adversaire digne de ce nom dans ce Mondial. Les « Oranje », avec un Robben des grands jours, peuvent battre n'importe quel adversaire. À suivre de très près.
L'Espagne, championne d'Europe en titre, en dépit de son faux pas du premier tour face à la Suisse, se présente avec l'ambition affichée de décrocher le titre suprême. Les Ibériques auront les faveurs du pronostic contre le Paraguay, parvenu pour la première fois de son histoire en quarts de finale.
L'Argentine, pleine d'assurance avec sa pléiade de joueurs talentueux, avance dans cette Coupe du monde avec une aisance impressionnante. D'une part, Maradona amuse la galerie, avec force embrassades et accolades, d'autre part, Tévez et Higuaín affolent les défenses adverses. L'Argentine sera opposée demain à la Nationalmannscahft dans ce qui constitue une véritable finale avant la lettre. Sur le papier, l'Argentine de Messi possède un léger avantage. Mais gare à cette jeune équipe allemande qui enthousiasme les foules avec son jeu vif, offensif et rafraîchissant. Özil et Müller comptent déjà parmi les révélations de ce Mondial. Klose rêve de battre le record de buts marqués en phases finales et Podolski de marquer le but le plus lointain de l'histoire de la Coupe du monde. Le talon d'Achille semble plutôt se situer au niveau de la défense centrale allemande. La rigueur teutonne a vécu, place maintenant aux artistes !
Alors, qui va remporter cette Coupe du monde ? Bien malin qui pourra le prédire. Tout le monde y est déjà allé de son petit pronostic : journalistes, consultants, joueurs, anciens joueurs, politiciens, stars du showbiz... ou autre poulpe-medium !
Réponse le 11 juillet.

*Compétition disputée de 1998 à 2001 par les traditionnels meilleurs clubs brésiliens, argentins, uruguayens, paraguayens et chiliens.
La Coupe du monde 2010 aborde aujourd'hui (déjà !) ses quarts de finale aux allures de « Copa Mercosur »*, tant la représentation sud-américaine est importante à ce niveau de la compétition.À l'exception de quelques absents de marque (?) comme l'Italie, l'Angleterre et la France, toutes les grosses pointures du football mondial ont répondu à l'appel des quarts.À tout seigneur, tout honneur. Marcello Lippi, sélectionneur des champions du monde en titre, a probablement confondu entre Coupe du monde de la FIFA et Coupe du monde des seniors. Ainsi, dans un groupe a priori facile, une Squadra Azzurra vieillissante a sombré corps et biens. En voulant « préserver ses forces » pour les tours suivants, l'Italie a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut