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Sport - Angleterre

James : sur le fil...

À bientôt 40 ans et au terme de 22 saisons professionnelles, le gardien David James dispute enfin une Coupe du monde. Mais il s'en est fallu du peu que la malédiction ne le poursuive jusqu'en Afrique du Sud.

Le portier n'aura pas le droit à l'erreur face à l'Allemagne, dimanche en 8e de finale./

Le plus dur reste à faire. Le portier n'a pas le droit de rater son rendez-vous face à l'Allemagne, dimanche en 8e de finale: il est pour l'heure loin du statut de Dino Zoff, un autre quadragénaire, déterminant dans le sacre de l'Italie en 1982.

"Calamity" James n'a jamais pleinement convaincu les sélectionneurs. Des sautes de concentration répétées lui ont valu son sobriquet dès ses jeunes années à Liverpool (1992-1999), et l'ont incité à travailler avec des psychologues.

En 2002, il est N.3, le titulaire étant l'inamovible David Seaman, dont une erreur élimine l'Angleterre en quarts contre le Brésil. Il est du voyage en Allemagne en 2006 mais ne joue pas plus: une bourde en qualifications contre l'Autriche, puis quatre buts encaissés en une période contre le Danemark, lui ont coûté sa place de titulaire longtemps attendue, au profit de Paul Robinson... qui se rendra également célèbre par des buts gags.

Faute d'alternative, murmurent les mauvaises langues, le sélectionneur Fabio Capello le réinstalle à son arrivée début 2008, malgré un âge canonique pour un sportif professionnel. Mais des blessures répétées cette saison ont bien failli tout remettre en cause.

"Je suis foutu"

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"J'ai passé des heures et des heures à me tuer sur mon vélo en salle de musculation pour revenir en me répétant que je faisais ça pour l'Angleterre. Je savais que la condition pour être du voyage, c'était de jouer. Mais à un moment, à Noël, je me suis dit: "Je suis foutu"", reconnaît James, qui a trop peu joué pour éviter la relégation à son club de Portsmouth.

Mais le faible réservoir à la disposition de Capello (cinq portiers anglais titulaires en Premier League...) et des apparitions convaincantes, comme en finale de la Coupe d'Angleterre, convainquent l'Italien de convoquer le vétéran.

Face aux États-Unis, pour l'entrée en lice de l'Angleterre, il lui préfère toutefois Robert Green. "Je dois reconnaître que c'était une déception", lâche James. "Tout mon travail de l'année était fixé vers ce premier match..."

Mais, cette fois, James va recevoir un coup de pouce du destin. Digne représentant d'une longue tradition de portiers anglais, Green se rend coupable d'une incroyable faute de mains contre les États-Unis, et perd sa place... L'heure de James a sonné.

L'ancien portier allemand Oliver Kahn et l'Espagnol Iker Casillas, décèlent dans ce poste une faiblesse rédhibitoire pour les Trois Lions. Contre les Algériens et les Slovènes, James, peu sollicité, a été sobre et solide. L'Angleterre priera pour que "Calamity" James ne repointe pas le bout de son nez..

 

Le plus dur reste à faire. Le portier n'a pas le droit de rater son rendez-vous face à l'Allemagne, dimanche en 8e de finale: il est pour l'heure loin du statut de Dino Zoff, un autre quadragénaire, déterminant dans le sacre de l'Italie en 1982.
"Calamity" James n'a jamais pleinement convaincu les sélectionneurs. Des sautes de concentration répétées lui ont valu son sobriquet dès ses jeunes années à Liverpool (1992-1999), et l'ont incité à travailler avec des psychologues.
En 2002, il est N.3, le titulaire étant l'inamovible David Seaman, dont une erreur élimine l'Angleterre en quarts contre le Brésil. Il est du voyage en Allemagne en 2006 mais ne joue pas plus: une bourde en qualifications contre l'Autriche, puis quatre buts...
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