« Ces personnes s'engraissent au détriment de l'unité nationale, de la sécurité, de la souveraineté et de la dignité du Liban », souligne le Hezbollah, qui demande que « des mesures légales soient prises à l'encontre des personnes impliquées ».
Le Hezbollah a tenu ces propos en référence à une déclaration de Jeffrey Feltman affirmant que 500 millions de dollars sont annuellement dépensés au Liban par des agences américaines pour, selon ce parti, « ternir l'image du Hezbollah ».
Les critiques et menaces du parti de Dieu figurent dans un communiqué publié hier à l'issue de la réunion de son bloc parlementaire, sous la présidence de M. Mohammad Raad. Le communiqué met en cause des déclarations « faites en dehors du pays invitant à l'ingérence dans ses affaires internes et à des prises de position tirant avantage de l'existence de liens avec l'étranger ».
Cette phrase contournée cache mal la principale cible du Hezbollah, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui n'a cessé de réclamer, au cours d'une tournée étrangère qui l'a conduit en Égypte, en France et en Espagne, que les forces et les armes du Hezbollah soient placées sous le commandement de l'armée.
Par ailleurs, le bloc parlementaire du Hezbollah s'est dit favorable à « des concertations tranquilles et objectives visant à dégager une vision libanaise globale et unifiée des droits civils et humanitaires » des Palestiniens. Ces solutions doivent rester « fidèles à la Constitution et aux impératifs de l'entente nationale », affirme le Hezbollah.


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