Ce dernier a reçu dans la matinée M. Aoun qui était accompagné du ministre de l'Énergie, Gebran Bassil. Cette visite intervient une semaine après le sommet qui s'est tenu entre le président libanais, Michel Sleiman, et son homologue syrien, et a été l'occasion d'évoquer « les développements positifs qui ont eu lieu au niveau de la relation libano-syrienne, et les efforts entrepris en vue de leur amélioration à travers la consolidation de la coopération entre les deux pays dans tous les secteurs ».
Selon l'agence syrienne SANA, les deux hommes ont insisté sur la nécessité « de poursuivre la coordination et les concertations autour des dossiers qui intéressent les deux peuples. Ils ont également évoqué les récents développements sur les scènes régionale et internationale, à la lumière notamment des menaces israéliennes continues visant à déstabiliser la région ».
De retour à Beyrouth, le général Aoun a indiqué, à l'issue de la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, que sa visite à Damas avait été reportée plusieurs fois. Le député, qui a indiqué que les discussions ont porté principalement sur la situation régionale, a assuré qu'il « n'y a pas de guerre en vue ». S'adressant indirectement à ses adversaires politiques, il les a sommés de « s'occuper des questions qui dérangent véritablement le peuple. Les armes du Hezbollah ne le dérangent point », a-t-il dit. Des sources proches du CPL se sont contentées de qualifier la rencontre à Damas de « positive », estimant que M. Aoun « en est particulièrement satisfait, notamment pour ce qui est de la situation régionale qui est rassurante, selon l'analyse qu'en ont faite les deux hommes à Damas ».
Évoquant par ailleurs le dossier palestinien, M. Aoun a affirmé que cette question ne saurait être fractionnée et elle devra être résolue sous plusieurs angles. Après avoir indiqué que « la responsabilité des réfugiés palestiniens incombe aux grands États qui ont voté pour la partition de la Palestine », il a réclamé que « les Palestiniens aient le droit de se déplacer et de travailler dans le monde entier ».
Rappelant que le Liban ne peut assumer à lui seul le poids de la cause palestinienne, il a affirmé : « Nous ne continuerons pas à défendre la maison des autres jusqu'à ce que nous perdions la nôtre. » « Comment pouvons-nous intégrer 550 000 réfugiés palestiniens à la Sécurité sociale qui est par ailleurs en faillite », s'est demandé M. Aoun avant d'insister sur « l'importance du droit de retour ». Il ne s'agit ni de racisme ni de confessionnalisme, c'est une question de droit, a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine