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Nos lecteurs ont la parole

La sonnette d’alarme

Raymond NAHAS
Dans son rêve diabolique de détruire toutes les assises du 14 mars, qui représentent la frontière infranchissable des Irano-Syriens pour la prise du pouvoir, l'un des bastions les plus purs de cette coalition hétéroclite, mais foncièrement libanaise, vient de s'écrouler avec la démission du député Ahmad Fatfat.
Les Libanais sincères sont nombreux qui se disent préoccupés par cette situation qui ne présage rien de bon pour l'avenir.
Et pourtant, malgré cette crise aiguë que traverse le pays, les restaurants affichent complets, les hôtels sont saturés par les réservations estivales, et le prix du mètre carré dans toutes les régions ne fait que monter à une vitesse vertigineuse.
Quelle est l'explication de cette situation à deux niveaux ? Certains la justifient par l'afflux des capitaux, surtout arabes, qui se trouvent dans les banques libanaises ; d'autres par le retour en masse d'émigrés libanais, surtout d'Afrique et d'Amérique, qui passent des moments difficiles dans leurs pays d'accueil, et qui préfèrent rentrer chez eux pour mener une vie décente et paisible.
Il est pourtant une question que tous les Libanais se posent. Quel Liban voulons-nous ? Un Liban en paix avec tous ses voisins, éminemment touristique et ouvert à tous ? Ou un Liban en guerre permanente avec Israël, terrain choisi par certains, pour arbitrer les conflits du Moyen-Orient, et qui un jour verra la destruction de tout son potentiel économique, culturel et touristique ?
Une fois une réponse apportée à cette question, il faudra décider de notre destin ou alors, hélas, c'est la partition qui se dessine à l'horizon, car nul ne peut accepter, après toutes ces années de guerre, d'être encore soumis aux desiderata des va-t-en-guerre.
L'avenir nous dira quelle attitude sera adoptée. Nous pensons, pour notre part, que la seule capable de nous rendre notre tranquillité est celle de la paix et de l'amour, dans un Liban uni.

Raymond NAHAS
Dans son rêve diabolique de détruire toutes les assises du 14 mars, qui représentent la frontière infranchissable des Irano-Syriens pour la prise du pouvoir, l'un des bastions les plus purs de cette coalition hétéroclite, mais foncièrement libanaise, vient de s'écrouler avec la démission du député Ahmad Fatfat.Les Libanais sincères sont nombreux qui se disent préoccupés par cette situation qui ne présage rien de bon pour l'avenir.Et pourtant, malgré cette crise aiguë que traverse le pays, les restaurants affichent complets, les hôtels sont saturés par les réservations estivales, et le prix du mètre carré dans toutes les régions ne fait que monter à une vitesse...
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