Les condamnations de ces actes de provocation se sont poursuivies hier. Le député Alaeddine Terro, membre du Rassemblement démocratique (bloc Joumblatt), a dénoncé ces « provocations quelles qu'en soient les sources, qu'elles soient musulmanes ou qu'elles prétendent l'être ». Il a condamné cette tentative qui, a-t-il dit, « vise à semer la zizanie confessionnelle afin de faire peur aux Libanais et pour compromettre la coexistence ». Et M. Terro de mettre en garde contre la distribution d'autres tracts dans d'autres régions, exhortant les forces de l'ordre à faire la lumière sur la question.
Même condamnation de la part du président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Komati, qui, à l'issue d'une visite effectuée chez l'ancien député Oussama Saad, a indiqué que le Hezbollah est « prêt à coopérer avec toutes les parties en présence pour sauvegarder la situation à Saïda ». « Nous œuvrerons aux côtés des forces de l'ordre et des autorités libanaises pour retrouver les auteurs (des tracts) afin qu'ils soient sanctionnés et jugés », a-t-il dit.
De son côté, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a stigmatisé la distribution des tracts qui, a-t-il dit, vise à la déstabilisation du pays, à porter atteinte à la convivialité entre musulmans et chrétiens, et à ébranler les assises de l'État.
Le député du Courant du futur Ammar Houri a condamné l'explosion qui a eu lieu à Zahlé aussi bien que l'affaire des tracts, estimant que « ceux qui œuvrent en cachette la nuit n'atteindront pas leur but, car le Liban a dépassé cette période », allusion à l'époque de la guerre civile.
Le Parti socialiste progressiste a indiqué dans un communiqué que la distribution des tracts dans la région de Saïda « est une atteinte à la formule nationale et à la coexistence ».
À Saïda, les leaders spirituels des deux communautés musulmane et chrétienne ont tenu une réunion à l'issue de laquelle ils ont affirmé que ces tracts « ne peuvent en aucun cas semer la zizanie », assurant que la convivialité entre les deux communautés « n'en sera que plus renforcée ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine