Drôle de titre que celui-là qui a parcouru les âges et accompagné des générations. « Do-ré-mi », trois petites notes colorées, illustrées, qui ont fait du chemin, qui se sont même associées aux images. Car si pour un film, la musique est bruit et son, elle est aussi et surtout langage et expression. Elle raconte, martèle, s'inscrit sur l'écran et imprime les photos dans la mémoire collective au point de fusionner avec elle et de devenir à son tour image. On ne peut penser au film de David Lean, Dr Zhivago, sans avoir « la chanson de Lara » à l'esprit ou encore à Love Story sans fredonner les notes de Francis Lai. Et comment dissocier The Graduate des chansons de Simon and Garfunkel. Les compositions harmoniques se sont-elles formées avant le film ? Se sont-elles nourries du film, ou le contraire ? La musique de Chariots of Fire est devenue si intemporelle qu'on arrive à oublier même le film. Et que dire de celle de la série culte télévisée Mission Impossible, reprise plus tard par le film sur grand écran et se libérant par la suite totalement de son moule cinématographique jusqu'à devenir une sonnerie de téléphone mobile. Elles sont nombreuses les musiques qui ont pris leur indépendance pour ne plus être assujetties aux films qui les ont fait naître. Ainsi, qui dirait que Speak Softly Love (chanson d'Andy Williams sur une musique de Nino Rotta) est la bande-son du film The Godfather ? Si ces compositions sont devenues des classiques dans l'univers musical, on pourrait par extenso nous attarder à la musique de la vuvuzela (à prononcer vouvouzela). Ce bourdonnement continu et constant de l'instrument africain produit par les foules aura marqué à jamais cette Coupe mondiale 2010. Assourdissante pour certains, harmonieuse pour d'autres, elle figurera certainement dans les annales de la Coupe du monde. Et lorsque l'on se souviendra de ce Mondial, ce sera bien le son de la vuvuzela qui nous reviendra de prime abord à la mémoire.
Drôle de titre que celui-là qui a parcouru les âges et accompagné des générations. « Do-ré-mi », trois petites notes colorées, illustrées, qui ont fait du chemin, qui se sont même associées aux images. Car si pour un film, la musique est bruit et son, elle est aussi et surtout langage et expression. Elle raconte, martèle, s'inscrit sur l'écran et imprime les photos dans la mémoire collective au point de fusionner avec elle et de devenir à son tour image. On ne peut penser au film de David Lean, Dr Zhivago, sans avoir « la chanson de Lara » à l'esprit ou encore à Love Story sans fredonner les notes de Francis Lai. Et comment dissocier The Graduate des chansons de Simon and...
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